N°20 – Octobre 1991

Ce vingtième numéro date d’Octobre 1991, où la Super Nintendo ne daigne toujours pas montrer officiellement le bout de son nez en France.

 

Pendant ce temps, en France

Et voilà, durant cet été 1991, la donne a changé : de nombreux magazines consacrés aux consoles sont présents, signant ainsi le début du chant du Cygne de la prédominance des publications Micro. Au clic sur la couverture d’un magazine, vous tomberez directement sur sa page téléchargement sur abandonware-magazines.org.

Honorons les 7 magazines français à parler de jeux consoles ce mois-ci: Console +, Generation 4, Joystick, Player One et Tilt, ainsi que les 2 petits nouveaux que sont Joypad et Nintendo Player !

 
C+ 2Console + numéro 2:
Nombreuses previews et un dossier sur l’ECES. Les meilleurs jeux du mois sont Phantasy Star III (94%), Vapor Trail (92%) et Road Rash (91%) sur Megadrive, King of the M. (91%) et Blue’s Journey (90%) sur Neo Geo, Sim City (96%) sur Super Famicom, Splash Lake (92%) sur PCE, Kabuki Quantum Fighter (90%) sur Nes, ainsi que Shadow of the Beast (92%) et Psycho Fox (90%) sur MS.

 
Gen4 37Generation 4 numéro 37:
Très peu de news ce mois-ci. Les meilleurs jeux du mois sont NHL Hockey (92%) sur Megadrive, Valis IV et Long Nose Goblin (90%) sur PC Engine, Area 81 (91%) sur Super Famicom, Halley Wars (91%) sur Game Gear, Blockout (10/10) sur Lynx, ainsi que Nemesis II et Bill & Ted’s Excellent Adventure (9/10) sur Game Boy.

 
Joypad 1Joypad numéro 1:
Bcp de news et un dossiers sur les add-on CD consoles. Les meilleurs jeux du mois sont Streets of Rage, EA Hockey (95%), ToeJam & Earl (94%), Spider-man et Phantasy Star III (92%) sur MD, Kabuki Quantum Fighter et Solstice (92%) sur Nes, PC Genjin 2 (97%) et Spriggan (93%) sur PCE, Spider-man (92%) sur MS, Castelian (94%) et Nemesis II (92%) sur GB, Goemon (94%) sur SFC.

 
Joystick 20Joystick numéro 20:
Quelques news et un dossier sur le CES de Londres. Les meilleurs jeux du mois sont Phantasy Star III (97%) et Out Run (90%) sur Megadrive, Valis IV (90%) sur PC Engine, Kabuki Quantum Fighter (90%) sur Nes, Nemesis II (93%) sur Game Boy, Area 88 (90%) sur Super Famicom, ainsi que Burning Fight (92%) sur Neo Geo.

 
Nintendo player 1Nintendo Player numéro 1:
Magazine trimestriel entièrement centré sur les soluces de jeux Nintendo : Ducktales, Tortues Ninja, Life Force, Adventure of Link, Super Mario Land, ainsi que de nombreuses astuces sur des dizaines d’autres jeux.

 
 
 
Player one 13Player One numéro 13:
De très nombreuses news. Les meilleurs jeux du mois sont Battle of Olympus (92%), Kabuki Quantum Fighter (90%) sur Nes, Thunderforce III (97%), Road Rash (95%), Alien Storm (92%) et EA Hockey (91%) sur Megadrive, ainsi que Ducktales (95%), R-Type (93%), Robocop (92%) et Dyna Blaster (90%) sur Game Boy.

 
Tilt 94Tilt numéro 94:
Très peu de news et de tests ce mois-ci. Le meilleur jeu du mois est Solstice (17) sur Nes.

 
 
 
 
 
 
 

Le test micro du mois par mickmack : Pépito Amstrad CPC

Les aventures de Pépito au Mexique est un jeu sorti uniquement sur Amstrad CPC en octobre 1991.

Edité par Belin (et ça fait bizarre d’écrire ça), on pouvait à l’époque se procurer ce jeu en envoyant des preuves d’achat et un peu de sous. De mémoire, 4 paquets de pépito à manger et 40F à rajouter.

Ce jeu est donc un jeu de plates-formes mettant en scène le personnage de Pépito, un petit mexicain jovial coiffé d’un sombrero plus grand que lui. Un mexicain, quoi.

Caramba, des hors-la-loi ont volé le trésor d’un village! Il faut faire quelque chose! Pépito n’a pas peur et se lance à leur poursuite.

Chaque tableau est fixe, sans scrolling, et pour accéder au suivant il suffit d’atteindre l’extrémité du tableau à gauche. Oui, à gauche, car dans ce jeu, on progresse de droite à gauche. Donc dans le sens inverse de tous les autres jeux du monde. Mais pour mettre l’ambiance on aura droit à une musique en boucle: Pepito mi corazon. Un loop de 30 secondes joué au Bontempi en boucle. Du coup on essaie de finir le jeu assez vite.

Les tableaux sont très jolis, et ressemblent énormément dans le principe à du Pitfall. Par exemple, on arrive devant un cactus. Hou la la, ça pique. Heureusement, Pépito peut pousser un rocher aussi gros que lui du bout du pied, le mettre devant le cactus et sauter par dessus, car Pépito est malin.

Ensuite, on voit un crotale du désert. Hou la la, un serpent, c’est dangereux. Mais Pepito saute au dessus car cet abruti de reptile traverse l’écran selon un pattern ridiculement répétitif. Sur ce coup-là ça va, mais parfois il faut faire preuve de sacrés réflexes, et dompter une maniabilité légèrement douteuse.

Attention, un vautour! Hou la la, ça fait peur. Mais Pépito lui lance son sombrero dans sa sale gueule et il s’envole, attention il faut se baisser! Ouf.

Mince, trois scorpions! Hou la la, ça pique! Heureusement, Pépito leur lance un biscuit dont une face est chocolatée, et ça leur nique leur mère.

Je n’ai pas précisé, on a une barre de vie représentée par des biscuits. Quand on est touché, on perd un demi-gâteau. Mais si on en lance un, on perd un gâteau, mieux vaut donc être économe en projectiles sucrés.

Dans le jeu, on rencontre par deux fois les gros méchants. La première fois, il faut les marraver de biscuits sablés au chocolat et ça les fait reculer. La deuxième, on les frite à grands coups de chapeau mexicain et enfin on leur reprend le trésor: un coffre rempli de paquets de biscuits Belin! Aye, Pépito! (de Belin)

Graphismes: 9/10. Franchement, c’est un très beau jeu, avec des fonds très colorés et travaillés. Une bien agréable surprise.

Sons: Si vous aimez ça:


alors 9/10. Sinon, on peut baisser à 4, voire 2 pour les bruitages bip-bip habituels.

Maniabilité: 7/10. En dehors de 2-3 passages ça se joue quand même bien, il faut dire qu’il n’y a pas grand chose à faire.

Difficulté: 2/10. 30 minutes pour finir le jeu si on est normalement constitué. Pas assez pour rentabiliser le truc même pas cher, mais bien trop pour ne pas être soulé par la musique.

Global: 5/10. Franchement, un jeu bien réalisé qui s’il n’est pas le meilleur du genre sur CPC, enterre quand même un paquet de « vrais » platformers.

Le seul souci, c’est que moi, les Pépito j’aimais pas trop. Par contre j’adorais les Bamboula.

Une tuerie ces gâteaux. Mais à cause du nom, les Bamboula, ça n’existe plus. On peut parodier un mexicain pour en faire un sablé chocolaté mais pas un noir pour en faire un gâteau au chocolat. Tant mieux, c’est en supprimant les biscuits douteux qu’on supprimera le racisme en France!

 
 
 
 
 

Les pubs du mois

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