Shadow of Rome – Sony PS2

Par Giovanni
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Par rapport aux jeux mettant en scène des zombies, des extra terrestres, prenant place dans un monde post-apo, futuriste, heroic-fantasy et j’en passe,  les jeux se passant à l’époque romaine ne sont finalement pas légions. Outre Ryse, Son Of Rome qui a remis le genre au devant la scène, les amoureux de cette époque doivent surtout se tourner vers le 7ème art, remplis de peplums en tout genre.

D’ailleurs, ce Shadow of Rome, sorti par Capcom en plein période Devil May Cry, Resident Evil 4 etc s’inspire largement d’un des plus célèbres, Gladiator.

Dans le jeu, vous incarnez Agrippa, centurion dont le père est accusé du meurtre de Jules César, et qui s’engage dans une école de gladiateurs pour atteindre les plus hauts représentants de Rome a la phase finale de Jeux organisés pour punir son propre père et ainsi venger César. Dans le même temps, Octavien , neveu de JC, est chargé de s’infiltrer dans les hautes sphères du Sénat pour déjouer ce qui ressemble a un complot.

Voila pour le scénario, un peu bancal, qui sert de prétexte a un jeu assez original, puisque séparés en deux gameplays différents : du BTA, le plus souvent en arène avec Agrippa, et de l’infiltration avec Octavien.

Cette dualité est foutrement incongrue tant le rythme de ces phases est différent, ce qui «coupe» le jeu bizarrement . Après un massacre épique, rythmé, et vous ayant fait suer sur la manette, une phases avec Octavien peut arriver comme un cheveu sur la soupe.

Ces phases sont les moins intéressantes du jeu, bien que pas trop mal réussi. Le rythme est un peu trop lent, l’action peut traîner un peu en longueur et l’IA est imparfaite.

Cependant de bonnes idées sont présentes ici et la , notamment le fait que vous soyez plus ou moins livrés a vous mêmes, avec plusieurs moyens de finir la mission en utilisant les divers objets mis a votre disposition ( lancer quelque chose pour détourner l’attention, siffler, faire peur aux servantes avec un rat, assommer un garde, se déguiser etc).

Le cœur du jeu est donc composé des phases en arène avec Agrippa, et là, attention, ça ne rigole pas.
La palette de mouvements et le système de combats sont des grosses réussites du jeu.

Concrètement vous avez 2 attaques, qui peuvent aussi être chargés, ce qui donne 4 coups + un bouton de garde + un bouton pour balancer les armes sur les ennemis + une visée FPS . Manquerait juste une esquive type roulade, pour pinailler. Cette palette de coups est différentes selon que vous combattiez a mains nues (ce qui est suicidaire d’ailleurs) et selon les moult types d’armes  différentes que vous pouvez avoir a disposition (cimeterre, masse, chaîne, arc , grosse masse, grosse épée etc).
Cependant, pas question de foncer dans le tas et de marteler les boutons comme un demeuré: les combats sont techniques, difficiles, nécessitent du skill, voire une gestion de son score (on y reviendra). En effet les différents adversaires sont redoutables et ne se laissent pas faire, certains possédant en plus une grosse barre de vie (imaginaire, on ne la voit pas à l’écran): il est impératif de ne pas frappez au hasard, et de se déplacer correctement, de regarder leur comportement pour tenter de les démembrer, étourdir, décapiter par exemple; le jeu étant plutôt jouissif et gore de ce point de vue là.

En avance sur son temps, ce système s’apparente presque a du Dark Souls avant l’heure.

L’aspect « score », lui, est bien présent, et même obligatoire à appréhender rapidement. Il correspond a un système de « salves»: dans l’arène des gladiateurs, le but est de gagner mais aussi de faire plaisir au public. Ainsi, toute action sortant de l’ordinaire, que ce soit un bel enchaînement, un démembrement, un vol d’armes à un ennemi, une action contextuelle (écraser un ennemi via une presse par exemple), et j’en passe (il y en a des centaines possibles, à découvrir) fait monter votre barre de contentement du public, qui vous récompense en vous balançant nourriture pour se remettre de la vie, ou des armes, dont les plus puissantes du jeu. Ce système rend impossible le fait de se la jouer petit joueur, en se planquant dans l’arène, car vous avez absolument besoin de nouvelles armes lors d’un combat, celles ci ayant des barres de résistance limitées.

Si votre performance est naze, vous pourrez très bien rester «bloqué» sans armes et avec vos seuls poings pour vous en sortir.
Les arènes d’ailleurs, sont toutes différentes et les objectifs varient du simple deathmatch, a un objectif de scoring, en passant par libérez des otages ou des matchs par équipes, sans oublier des sympathiques courses de chars! Des pièges y sont souvent présents, et vous pourrez aussi affronter des animaux (tigres etc) voire bien plus lors des combats de boss épiques!

Servi par des graphismes maîtrisés, bien qu’un peu terne, Shadow of Rome est un titre particulier, voire unique, qui plaira aux joueurs exigeants. Très (trop?) long pour un jeu du genre, il vous occupera assez longtemps pour apprécier les subtilités du jeu. A posséder dans toute ludothèque PS2 qui se respecte .

Les + :

Gameplay jouissif
Techniquement propre
On en a pour son argent
Challenge et difficulté appréciables
L’univers de Rome

Les – :

Personnages sans charismes
Phases avec Octavien en-dedans
Un peu trop long, il en devient redondant parfois

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