Astro Boy Omega Factor – Nintendo Game Boy Advance

test astro boy omega factor

Par Battosai14

En discuter avec l’auteur du test ICI

Osamu Tezuka, est né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, dans la préfecture d’Osaka et est mort le 9 février 1989 à Tôkyô. Il est considéré au Japon comme étant le dieu du manga, pour avoir influencé de manière décisive un art (l’animation), une industrie (les mangas) et une culture.

Cet homme est un mangaka, animateur, character designer, producteur et scénariste de très grand talent qui a complétement bouleversé le monde de la bandes dessinées dans le Japon de l’après guerre.

Au cours de sa carrière cet homme aura rendu plus de 150 000 pages, signé 700 œuvres et réalisé une vingtaine de séries animées.

Il fonda les studios Mushi Production puis Tezuka Production. Grâce à lui les premières séries animées réalisées à un rythme soutenu sont expérimentées et mises en images. Il conçu successivement la première série animée japonaise avec diffusion hebdomadaire (Astro Boy en 1963) et la première série en couleurs (Le roi Léo en 1965).

Ce précurseur du genre nous livra des œuvres magistrales tel que : Astro boy, Le Roi Léo, Princesse Saphir, Black Jack, Le Ara aux Sept couleurs, Phénix, Unico, L’histoire des trois Adolf etc.

 

 

Osamu Tezuka et son œuvre

C’est en décembre 2003 que Sega décide d’édité au Japon Astro Boy Omega Factor sur GameBoy Advance.
Cette licence met en scène le plus célèbre des personnages de Tezuka dans un jeu d’Action développé par Hitmaker et Treasure.
Sortie par la suite aux États-unis en Aout 2004 puis en février 2005 chez nous, ce titre est un véritable petit cross-over des œuvres du défunt « Dieu du manga ».

Version japonaise / Version Américaine / Version Européenne

À cette période, les fans pouvaient s’exalter devant les aventures du gentil robot grâce à une nouvelle série animée et d’un mangas.
Saisissant l’opportunité, Sega a développé plusieurs jeux à l’effigie d’Astro. L’épisode sorti sur PS2 développé par la Sonic Team n’était franchement pas une réussite, mais l’opus développé par Hitmaker et Treasure sur Game Boy Advance est digne d’un tout autre intérêt.

L’animé et l’épisode PS2

Pour ceux qui ne connaitrait pas l’univers du petit robot au slip noir, voici un bref résumé de l’histoire. Dans un futur proche où les grattes ciel et voitures volantes font légion, la création massive de robots a permis l’amélioration du mode de vie chez les humains. Malheureusement, les hommes étant de nature jaloux et suspicieux, ils considérèrent les capacités des robots comme pouvant être nuisible et ils entamèrent un génocide robotique.
Conséquence de quoi, les robots décidèrent, sous la tutelle d’un personnage caché dans l’ombre, de se rebellé contre leurs créateurs.
Pendant ce temps, le génie de la robotique Dr Tenma décide de créer un robot et d’y intégrer la mémoire de son fils disparu lors d’un tragique accident de voiture. Astro ou Atom en japonais était né.
Ce jeune robot ultra sophistiqué et surpuissant est alors le seul robot a possédé une part d’humanité suffisante afin de rétablir la paix dans le monde.

La mort de Tobio, le réveil d’Astro

Hommage à l’œuvre de Tezuka, Hitmaker et Treasure ont réussi à introduire une multitude de personnages du maître, dans un spin-off très coloré et travaillé qui nous entraine tout droit dans l’univers fantastique d’Astro. Les fans pourront découvrir un vrai scénario original et travaillé grâce notamment à l’apparition des divers personnages des autres univers de Tezuka.

Une fois l’introduction passée nous pouvons commencer l’aventure. Et à la grande surprise, le jeu est vraiment très joli.
Les sprites des personnages ont été fidèlement récréer et les environnements sont variés, travaillés, très détaillés et bourrés d’effets en tout genre.

Les diverses animations des personnages sont fluides et les attaques spéciales sont graphiquement très jolis.
Il est important de noter que ce soft s’inscrit dans l’esprit « old-shool » avec son ambiance 16 bits et des effets visuels originaux tels que les ennemis minuscules qui deviennent gigantesques dans un amas de gros pixels !

On notera d’ailleurs qu’un soin particulier a été apporté à la lisibilité, avec des gros sprites bien détaillés et une action qui n’est jamais confuse, un exploit pour ce type de jeu de destruction massive sur un écran de cette taille.


Quelques images de Astro-Boy Omega Factor

Niveau gameplay là aussi nous nous retrouvons face à une petite surprise, en introduisant la cartouche nous nous attendions à un simple petit jeu d’action. Que nenni, Astro-Boy Omega Factor se révèle être en fait un savant mélange de genre. Ce soft est en grande partie un beat’em all, dans lequel nous retrouverons des séquences de shoot’em up en scrolling horizontal, le tout agrémenté par une petite pointe de RPG et d’exploration.

Afin de pouvoir mettre en déroute tous les ennemis sur son chemin, Astro possède un attirail de mouvements des plus intéressant. Notre ami peu donc, asséné des coups de poings à ses adversaires, des coups de pieds pour projeter les ennemis contre leurs acolytes, lancer des laser avec son doigt, utilisé ses bottes fusée pour esquivé les attaques et utilisé des attaques spéciales comme le bras canon pour faire le ménage sur l’écran.

Tous ces mouvements sont très bien adaptés en fonction des situations dans laquelle vous vous trouvez. Certains passages vous demanderons d’alterner poings, pied et laser afin de mettre vos adversaires KO et une fois ceux-ci hors d’état de nuire, vous pourrez explorer et tenter de découvrir si l’un des nombreux personnages cachés du jeu se trouve dans cette partie du niveau.

Ces rencontres avec les personnages du jeu vous permettrons de compléter l’organigramme du cœur d’Astro et d’augmenter ces capacités. Car lorsque vous découvrez un personnage vous aurez la possibilité d’ajouter un point à l’un des six attributs du petit robot.
Vous pourrez alors choisir entre : Vie, Frappe, Laser, Pistolet, Bottes-fusée et l’instinct. Ces attributs vous permettrons comme indiquer d’augmenter les capacités de vos frappes, laser, fusée ou attaques spéciales. L’instinct (Sensor) vous attribut quant à lui des capacités un peu particulières comme voir dans le noir ou détecter des personnages cachés.

Découverte d’un personnage / Augmentation de caractéristique / Organigramme du coeur complet

La durée de vie quant à elle est raisonnable. Pour commencer il faut savoir une petite chose vis-à-vis de la difficulté du soft.

La version japonaise (version testée) et occidentale ne sont pas tout à fait les mêmes. La version japonaise ayant été finalement jugée trop facile, la difficulté a été rehaussée dans les versions US et EU en ajoutant des ennemis et/ou obstacles dans certaines zones. Nous pouvons donc affirmer que la difficulté normale occidentale correspond à la difficulté hard japonaise.

Ensuite le jeu ne comporte que sept niveaux divisés en cinq sous niveaux assez courts. Mais la fin du jeu n’est pas la véritable fin et Phenix interviendra pour vous faire remonter le temps et changer l’histoire. Ce qui vous amènera à la seconde partie du jeu appelée « Rebirth ». Cette partie rajoute quant à elle encore quelques heures de plaisir supplémentaire grâce notamment à la recherche des personnages cachés et ses deux fins alternatives.

Si le jeu n’est pas très long sur la durée, il se rattrape par un fort potentiel de rejouabilité et tous les personnages cachés à trouver. Son côté old-school permet de se laisser tenter par une bonne partie de baston à l’ancienne.

Pour terminer au niveau du gameplay il faut savoir que le jeu souffre de quelques petits ralentissements lorsque les ennemis sont trop nombreux. D’ailleurs en parlant d’ennemis il est dommage de ne pas avoir eu plus d’ennemis différents dans le soft.

Pour ce qui est de la bande sons, les bruitages sont de bonne facture et collent parfaitement à l’action. Chose moins évidente pour les musiques, car même si celles-ci sont plutôt sympathiques, elles sont trop en retrait et l’on a tendance à vite les oubliées…

Pour conclure ce test, Astro-Boy Amega Factor est un excellent jeu d’action old-school avec un univers très fidèle et un fort potentiel de rejouabilité. Le soft possède quelques petits défauts mais l’on passe vraiment un bon moment en compagnie du petit robot au slip noir !

Les points forts :
– Une réalisation superbe et fidèle à l’œuvre de Tezuka
– L’ambiance old school
– Le système de coeur qui augmente les capacités
– Le fort potentiel de rejouabilité
– Le cross-over Tezuka et le scénario original

Les points faibles :
– La durée de vie un peu courte
– Les ennemis peu nombreux
– Quelques légers ralentissements

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