Def Jam Fight For NY – Sony PS2

Par Giovanni
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Après un Def Jam Vendetta en 2003 très orienté catch, EA Games sort une suite un an plus tard intitulée Def Jam Fight For NY. Rappelons que la licence du label de musique Def Jam permet le concept abracadabrantesque de cette série : mettre en scène des artistes Hip Hop US, dont certains parmi les plus grands dans un jeu de combat ou ils se foutent allègrement sur la gueule.

A ce niveau la, le casting de cet opus est carrément impressionnant, outre quelques combattants inventés, de véritables légendes du Hip Hop des 4 dernières décennies sont présentes comme Flava Flav (Public Enemy), Slick Rick, Snoop Dogg, Redman, Method Man & Ghostface Killah (Wu Tang Clan), Busta Rhymes, Havoc & Prodigy (Mobb Deep)….; accompagnés de quelques artistes en vogue a l’époque de la sortie (Bone Crusher, Ludacris, Bubba Sparxxx etc) mais aussi de types qui viennent se greffer au casting comme le jamaicain Sean Paul, grand faiseur de tubes estivaux qui tournent jusqu’à l’écoeurement dans les boites de nuit, l’acteur Danny Trejo (Machete, Heat…), du bijoutier de luxe Marc Jacobs et quelques bimbos, chanteuses ou pas, comme Lil Kim, Kimora Lee Simmons et Carmen Electra qui se bat en porte jarretelles dans le jeu. Bref, un sacré tour de force que ce casting grand-guignolesque réuni pour se mettre des coups de tatanes.

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Ne pars pas ! Que tu sois métalleux aux cheveux gras, vieux réac, ou que tu préfères Depeche Mode alors que tu as 20ans, ce serait une grave erreur de s’arrêter a la jaquette du jeu; qui a de nombreux arguments pour séduire n’importe quel joueur !

Il convient déjà de préciser que toute l’atmosphère Hip Hop du jeu est très second degré et totalement exagéré, sentiment renforcé par la patte graphique, qui, ne cassant pas des briques, a un cachet «Cartoon» très appréciable. Ici rien n’est réaliste, tout n’est que fun et défouloir.

En effet, ne comptez pas sur ce jeu pour faire admirer votre capacité a faire des quarts de cercle, le gameplay est assez simple mais pas simpliste : un bouton pour courir dans l’arène, un bouton poings, un bouton pied, un autre pour attraper armes et objets divers que vous tendent la foule dans les arènes, un pour se protéger et un bouton pour les coups forts et voilà. Le principe du jeu, si il a délaissé quelques peu les combats de catch du premier volet pour evoluer vers le combat de rue, est toujours le même : pour battre votre adversaire, il ne faut pas lui vider sa barre d’énergie entièrement, il faut le FINIR.

Concrètement, vous êtes dans une mini arène (bar, décharge, casse automobile, cage etc c’est plutôt varié), avec 1,2 ou 3 adversaires. Vous devez faire baissez la barre d’énergie d’un de vos opposants suffisamment pour le finir de différentes manières : a l’arme blanche, en l’explosant contre le décor, en lui faisant une furie si votre barre furie vous le permet, en lui cassant un membre ou en lui assenant un gros coup lent mais efficace etc… Tant que votre adversaire n’est pas «fini», il reste en vie et le combat continue. De ce fait, la tactique de jeu consiste a l’enchainer ou a guetter l’opportunité de faire un finish. On est loin d’un Street Fighter ou celui qui donne le plus de coups gagne. Les retournements de situation sont donc légions. Bref, un gameplay agréable et qui procure du fun immédiat, renforcé par des coups et des prises très bien rendues et d’une violence grotesque (surtout les finish moves). Tout seul, c’est déjà jouissif, avec des amis c’est encore mieux puisque de nombreux modes de combats sont présent : 1 vs 1 ; 2 vs 2, chacun pour soi a 4 joueurs, challenge divers ou pour gagner il faut remplir des conditions (faire passer l’adversaire par la fenêtre, casser une voiture en projetant suffisamment son adversaire dessus, le faire écraser par le métro etc).

Ceci dit, le mode solo, bien que bouclable en 5h, suffit a l’achat. Le mode principal qui permet de débloquer des combattants (jusqu’à 71!) et des arènes consiste en un scénario ou vous créez votre combattant, choisissez son style de combat (rue, kung fu, catch…) et rossez des rappeurs a la chaine pour récupérer le contrôle des boites de nuits du pays. Vous pouvez custom votre combattant avec tout l’attirail du Ali G en herbe : gros bijoux, fringues, coupes de cheveux et barbes, tatouages, mais aussi booster ses compétences et achetez vos Finish Moves préférés pour ainsi gagner le coeur de la babe de vos rêves, que vous devrez plus tard sauvez des griffes du méchant Crow (Snoop Dogg). Dans Def Jam, Peach est remplacé par Carmen Electra en somme. Des trophées (ancêtre de ceux de cette génération de consoles) sont présents dans le jeu, permettant aux jusqu’aux boutistes de rallonger la durée de vie.

En bref, un très bon jeu défouloir, sans trop de défauts, qui s’adresse a tout le monde malgré ce que l’on pourrait croire au premier abord. Entre potes ou entre 2 parties de J-RPG qui demande 80h pour en voir le bout, un jeu comme Def Jam Fight for NY est indispensable.

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