Geisha – PC

Par mickmack
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En décembre 1990, sort sur PC un jeu d’aventure coquin, nommé Geisha. Oeuvre de Muriel Tramis, créatrice de jeux antillaise qui a fait entre autres, Fascination dont ce jeu est en quelque sorte la préquelle.

L’histoire? je n’ai pas tout compris, mais l’intro montre un savant fou qui essaie de mélanger physiquement par téléportation une femme et une machine, en vue d’obtenir une insatiable machine de sexe capable d’épuiser sexuellement n’importe quel homme jusqu’à la mort. Même moi. Je demande à voir.

Bref, notre personnage (une femme aux yeux qui crient braguette) voit tout par un oeilleton (il y a des oeilletons dans les labos secrets, tout le monde le sait) et est chargée de l’arrêter. A ce moment débute un grand n’importe quoi.

On se retrouve à prendre une photo au téléobjectif dans un appart parisien. On ne sait pas ce qu’il faut faire, et on prend donc en photo la fille nue au milieu de la pièce, normal. Ben si vous faites ça, vous ne pourrez jamais finir le jeu, car il faut prendre en photo le petit calendrier japonais en haut à gauche. Sinon vous serez bloqué tout à la fin. Frustrant hein? Mais ce n’est pas fini.

Ensuite on est dans une chambre d’hôtel, un petit passage de p&c pour capturer un criquet en déjouant la maniabilité du jeu car rien mais vraiment rien ne coule de source…

On passe à la deuxième phase du jeu, intitulée « caresser ». Chaque phase a un nom, très subtil, comme « pénétration », par exemple. Le but est ici de faire se lever une femme topless pour mater ses seins récupérer une carte planquée sous son ventre. Quelle coincidence que les 2 buts soient communs!

Ensuite un mini jeu: un mastermind, combinaison à 5 chiffres entre 1 et 8. très difficile, car on vous indique le nombre de chiffres effectivement présents dans la combinaison, mais pas s’ils sont à la bonne place. autrement dit, si vous savez que les chiffres de la combinaison sont 15387, je vous laisse imaginer le nombre d’arrangements possibles… un indice cependant: si vous avez beaucoup de chiffres bien placés, une pute japonaise s’active sur un mannequin, ou un vrai mec je n’ai pas compris, de 5 façons différentes… si on ne voit pas « l’engin » du mannequin, on devine très bien ce qu’elle lui fait, cette chaudasse.

Si vous réussissez, des tueurs arrivent et disent qu’ils vont vous liquider sauf si… vous gagnez une partie de bataille à l’atout contre eux. On se retrouve à jouer à une espèce de belote de comptoir sans intérêt stratégique car si vous avez les bonnes cartes vous gagnerez, sinon vous perdrez et serez tuée, donc dévorée par un dragon.

Très logiquement, on se retrouve ensuite à aller pêcher des perles noires au fond de l’océan dans un jeu d’arcade sous-marin qui mixe Pacific et Operation Wolf. On donne ensuite ces perles à une dame qui les transforme en boules de Geisha qu’on se met direct dans le fion. Bon, ça c’est pas écrit, mais vu qu’elles ne sont plus dans l’inventaire…

Ensuite on joua à un chifoumi déshabilleur qui permet d’effeuiller une dame digitalisée sous forme de petits gifs rigolos mais un peu vieillots. Cela dit on peut la foutre complètement à poil de face. J’imagine Def qui s’agite…

On passe alors à un jeu d’arcade à la Gauntlet, nommé pénétration, dans lequel on dirige une bite métallique et ses couilles à suspension dans des couloirs et on doit trouver la sortie. Des bouches sont sur le parcours: une bouche sans dents remonte votre vit et votre vie, et une bouche avec dents vous fait mal… on peut tirer sur des petits robots (et à votre avis, quand une bite tire, elle envoie quoi?).

et quand on arrive au bout des 3 niveaux, on se retrouve face à l’androïde nymphomane, qui nous impose de faire un puzzle en temps limité, un taquin à 16 cases représentant un dragon.

Les cases se ressemblent, ne sont pas clairement délimitées, et en plus il faut le faire de façon tellement rapide (j’ai ralenti DosBox 20 fois et je n’ai malgré tout même pas réussi le tiers du puzzle, je suis donc 60 fois trop lent) que l’aventure s’est arrêté là pour moi, cependant la fin me semblait proche. je vous laisse juger de la difficulté du truc sur le screen (à faire en 25 secondes maxi)

Vous avez donc compris que ce jeu est un gloubi-boulga de n’importe quoi, un énorme ramassis de conneries sans queue ni tête. Les jeux se succèdent sans aucune logique, on ne comprend rien à l’histoire qui est de toute façon de la merde en barrette, et le trip du « on va te tuer, sauf si tu nous bats à la belote » est proche de la pire connerie que j’ai jamais vu dans un jeu.

L’ensemble est très court mais très difficile, trompeur si on croit jouer à un point&click… seul l’argument du sexe gratuit tient, en fait. Mais tout le monde sait que la plupart du temps, ça suffit. Ici, c’est quand même limite.

Graphismes: 6/10. C’est globalement très moyen, les débuts du VGA, les gifs digitalisés cotoient des dessins niveau 8 bits.
Sons: 5/10. Quelques japoniaiseries musicales mais globalement peu d’intérêt.
Jouabilité: 5/10. Simplement parce qu’on ne fait finalement pas grand chose, et de façon peu intuitive généralement.
Scénario: 4/10, rien compris, mais y’a des femmes à poil, donc je ne peux pas mettre moins.

Global: 4/10, si on retire l’aspect « sexuel » du jeu, il se transforme en merde intersidérale. On va dire que c’était un brouillon pour fascination, qui aurait tout gagné à ne jamais avoir été édité. Mumu, tu as fait bien mieux.

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