Dragon Ball Origins – Nintendo DS

Par Battosai14
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Bonjour à tous ! Avec la diffusion de la suite de la série Dragon Ball ZDragon Ball Super, nous sommes entrés dans une période propice pour tester des jeux Dragon Ball ; après Dragon Ball Fusion nous voici donc partis pour un test de Dragon Ball Origins.
 

 

Vous connaissez sûrement Dragon Ball, série emblématique du magazine hebdomadaire Weekly Shonen Jump dont le premier chapitre est sorti le 20 novembre 1984 au Japon et réalisée par l’auteur de manga Akira Toriyama, célèbre à l’époque pour sa précédente série Dr Slump.
Cette bande dessinée raconte les aventures de Son Goku, un enfant vivant reclus dans les montagnes et faisant un beau jour la rencontre de la belle et jeune Bulma. Ensemble ils partent à la recherche des Dragon Ball, des boules de cristal permettant une fois réunies d’invoquer Shenron, le Dragon Sacré capable d’exaucer le vœu de celui qui l’invoque.
Au cours de cette aventure nos amis rencontreront divers obstacles et adversaires, mais pas de panique, il s’avère que Son Goku, bien que très jeune, est un adepte des arts martiaux avec une force herculéenne.
À noter que cette histoire s’inspire librement du roman de Wu Cheng’en : La Pérégrination vers l’Ouest, une œuvre majeure fantastique chinoise.
 

  
Couvertures du Jump

 
Cette série fut extrêmement appréciée à sa sortie au Japon ainsi qu’en Europe et bien plus tard aux États-Unis.
De ce fait, il était tout à fait normal que Bandai (aujourd’hui Namco Bandai), détenteur des droits en matière de produits dérivés estampillés Dragon Ball, se lance dans le jeu vidéo avec une telle licence. Il est possible de recenser aujourd’hui plus de 70 jeux Dragon Ball (et ses suites), tous supports confondus.

Nous allons nous attarder sur le troisième jeu sorti sur la portable de Nintendo, la Nintendo DS : Dragon Ball Origins.
Ce volet a été développé par le studio Game Republic, à qui l’on doit des jeux comme : Genji: Dawn of the Samurai sur Playstation 2 ou encore : Brave Story: New Traveler sur PSP et PS2.
Le soft est bien évidemment édité par Namco Bandai au Japon et sorti le 18 septembre 2008. S’agissant de la distribution américaine et européenne c’est le groupe Atari qui décide de prendre le relais avec pour dates de sorties le 4 décembre 2008 aux U.S et le 5 décembre 2008 pour l’Europe.

  
Jaquettes japonaise et américaine

 
Cet épisode sort donc un an après Dragon Ball Z : Goku Densetsu, mais surtout trois ans après l’incroyable : Dragon Ball Z : Supersonic Warriors 2, développé par Arc System Works (tiens, cela ne vous rappelle rien ?), tous deux étant eux aussi parus sur Nintendo DSGame Republic décide ici de s’éloigner des sentiers connus en évitant les genres J-RPGJeu de cartes et VS Fighting propre à la série depuis ses débuts en tentant de nous vendre un concept qui lui avait plutôt bien réussi sur l’épisode GameBoy Advance : Dragon Ball : Advanced Adventure, le genre Action-Aventure.
 

  
Jaquettes des épisodes cités ci-dessus

 
Commençons tout d’abord par le scénario. Pour ce jeu l’équipe de Game Republic a décidé de suivre scrupuleusement la trame du manga sans débordement afin de satisfaire le plus de fans de la série possible. Nous allons donc suivre les aventures de Son Goku durant sa jeunesse, en commençant par sa rencontre avec Bulma, jusqu’au 21e Championnat du monde des arts martiaux.
Une fois la rencontre avec Bulma passée, elle se joindra à Son Goku pour une bonne partie de l’aventure et tout comme dans la bande dessinée vous devrez passer par diverses rencontres et épreuves avant d’arriver à votre but final, l’obtention des boules de cristal.
Comme cité plus haut, la trame scénaristique du manga est dans ce jeu plus que respectée et détaillée. Ainsi vous retrouverez tous les moments-clés de l’aventure de nos deux comparses, comme l’enlèvement de Bulma par un ptérodactyle, la rencontre avec Oolong, celle avec Yamcha, ou encore la séance d’entraînement avec Tortue Géniale en compagnie de Krilin.
 

   
La trame originale est vraiment bien respectée

 
Ce scénario pourrait donc tout à fait ravir les fans de cette grande épopée, quoi de plus agréable que revivre l’une de ses aventures préférées en jeu vidéo dans les moindres détails ?
Et bien c’est assurément sur ce dernier point (les moindres détails) que le soft laisse à désirer, car, si l’on ne peut pas reprocher au développeur de vouloir faire plaisir aux joueurs en leur proposant une aventure identique à l’œuvre originale et non une histoire inédite, ces mêmes joueurs pourront par contre lui reprocher d’utiliser abusivement des scènes totalement anodines du manga pour en faire des stages complets que l’on peut très clairement qualifier de « stages de remplissage ». Pour exemple : un niveau de combat contre des ptérodactyles, un niveau pour trouver l’entrée de la grotte menant au château de Gyumao, un niveau pour ouvrir la porte du repaire de Toto le lapin etc., etc. De plus, la mise en place de ses niveaux de remplissage favorise de petits écarts dans l’œuvre originale afin de mieux les intégrer.

   
Ramener la tortue à la mer, poursuivre Oolong dans son château, sauver Lunch de ses agresseurs ou encore trouver la pierre lancée par Tortue Géniale dans la jungle ne sont que queslques exemples de « stages de remplissage »

 
Du côté de la réalisation nous avons affaire à un jeu très honnête compte tenu de l’âge et du support. Dragon Ball Origins est sorti sur Nintendo DS et lors de sa sortie nous a offert des environnements en 3D très détaillés.
Son Goku et Bulma devront parcourir divers stages dans des environnements assez variés passant de la jungle, au désert, mais aussi des villages, ou des grottes, le tout étant très fidèle à l’œuvre d’Akira Toriyama en termes de modélisation et de couleurs.
Même les animations sont très fidèles au support d’origine et les nombreuses cut-scènes intégrées à l’aventure permettent d’apprécier le travail fait par Game Republic.

Le jeu et les animations sont fluides, néanmoins il subsiste quelques ralentissements notamment lors de l’utilisation du Kamehameha de Son Goku.
Concernant les cut-scènes, comme cité un peu plus haut, celles-ci sont fidèles à l’œuvre originale et la traduction est tout à fait correcte. Cependant, il reste quelques écarts de traduction, dénaturant quelque peu certaines scènes marquantes de l’œuvre originale sûrement dans une optique de pouvoir vendre son soft au plus large publique possible.
D’autres défauts sont à signaler sur cette réalisation et particulièrement la faible diversité des stages, le jeu ne proposant que très peu de maps différentes en fonction des chapitres. Ce sont donc deux à trois cartes maximum différentes sur une durée de dix stages environ par chapitre, ce qui peut à la longue devenir très répétitif.
Et c’est également le cas les ennemis, car même si l’équipe de Game Republic nous propose un bestiaire plutôt bien modélisé et bien animé, celui-ci parait plutôt léger au vu du nombre important de niveaux disponibles.

  
Vous retrouverez toutes les scènes culte de l’œuvre de Toriyama

 
Pour ce qui est du gameplay, l’équipe de développement a choisi de nous pondre un jeu dans un style peu commun pour cette série, l’action-aventure. Alors oui nous avions déjà eu un Dragon Ball : Advanced Adventure sur GameBoy Advance vraiment très bien fichu, nous pouvions donc nous attendre à quelque chose d’intéressant pour la Nintendo DS.
 

  
Dragon Ball : Advanced Adventure un beat’em up avec de très grandes qualités

 
Alors, commandes en main que nous propose ce Dragon Ball Origins ? Et bien, tout d’abord comme beaucoup de jeu Nintendo DS de l’époque, le studio de développement a choisi un gameplay axé principalement sur l’utilisation du stylet et de l’écran tactile.
Chaque déplacement de Son Goku se fait donc à l’aide du stylet et Bulma, qui n’est pas jouable, va suivre son nouvel ami tout le long du niveau en lui filant un coup de pouce lors des phases de combat à l’aide d’armes à feu.
Son Goku a lui, accès à deux types d’attaques : les attaques au corps à corps et les attaques à distance.
Pour les attaques au corps à corps ce sont des manipulations sur l’écran tactile à réaliser pour que notre héros assène des coups aux ennemis proches de lui. Il va apprendre aussi au cours de l’aventure de nouvelles compétences à main nues lui permettant de débloquer certaines situations et pouvoir ainsi continuer son périple.
 

 
Combos et charges seront votre lot quotidien

 
En cliquant sur l’icône du bâton magique, Son Goku passe alors en mode « attaque à distance », ce mode lui permet de frapper des ennemis à distance à l’aide de son bâton, mais aussi d’utiliser diverses actions apprissent au cours de l’aventure qui lui permettent de franchir des obstacles comme des ravins ou des écrans de fumée.
 

  
Le bâton vous servira à vous sortir de diverses situations

 
Bien évidemment comme dans le manga d’origine, Son Goku va apprendre une autre capacité d’attaque bien connue, le Kamehameha, technique pouvant être utilisée pour attaquer vos adversaires à distance ou bien détruire des murs fissurés vous barrant la route.
 

  
La plus mythique des techniques spéciale : Le Kamehameha

 
Pour permettre l’utilisation de toutes ces diverses attaques, notre héros possède une jauge de fatigue visible sous sa barre de vie. Celle-ci baisse lorsqu’il utilise une capacité plus ou moins puissante et se remplit lorsqu’il « se repose ».
Il a aussi la possibilité de fouiller dans son sac afin d’utiliser l’un des objets qu’il aura trouvés sur sa route ou acheter en magasin avant de valider le stage. Il existe différents objets, certains rendent de la vie, d’autres permettent d’augmenter l’attaque, la défense ou encore de réduire la fatigue lors de l’utilisation des techniques spéciales. Vous pouvez même si vous le souhaitez combiner ces trois objets afin de rendre Son Goku surpuissant.
 

 
Votre sac à dos peux contenir 8 objets en tout

 
Sur le papier l’idée est plutôt originale, mélanger des phases de plates-formes, d’action et d’exploration dans un même jeu, le concept est très alléchant. Malheureusement le soft de Game Republic souffre d’un problème bien trop important, l’utilisation du stylet et de l’écran tactile pour toutes les commandes de Son Goku. Se déplacer, frapper, éviter, sauter, tout, absolument tout se fait au stylet et malheureusement il est forcé de reconnaître que sur ce point les développeurs n’ont pas dû passer suffisamment de temps pour peaufiner leur projet.
Les commandes répondent vraiment très mal, sortir le coup souhaité au moment voulu est quasiment impossible, de plus lorsqu’un sprite ennemi se superpose à Son Goku les techniques spéciales deviennent inutilisables, car forcément le soft confond le clic court sur l’ennemi pour l’attaque au clic long sur Goku pour une attaque spéciale, ce qui en résulte des phases de combat bien trop hasardeuses et répétitives.
 
En dehors des phases de combats exécrables, nous avons aussi des phases de plates-formes assez énervantes à cause de la vue isométrique qui cache souvent certaines parties du décor nous forçant régulièrement à sauter un peu au hasard pour trouver la plate-forme souhaitée.
 


Chacun des déplacements se fait au stylet

 
Il faut quand même reconnaître que Game Republic malgré ces erreurs de gameplay et de level-design tente de nous offrir un jeu original. Au fur et à mesure de l’aventure Son Goku acquiert de nouvelles techniques, nous l’avons déjà dit, mais ces techniques peuvent évoluer ! En effet durant son périple notre héros va ramasser des orbes violettes et ces orbes vont servir de monnaie d’échange pour améliorer ces techniques et les rendre toujours plus dévastatrices !
 

Ici Son Goku peu faire évoluer les différentes technique de bâton

 
De plus, notons aussi l’effort de level-design qui a été fait en nous proposant de pouvoir revenir dans les niveaux précédents pour débloquer de nouvelles salles secrètes à l’aide des nouvelles capacités apprises au fur à mesure de l’histoire à la manière un peu d’un Métroid.

 
Vous trouverez aussi durant l’aventure quelques phases de course en nuage magique afin de casser la monotonie du jeu, le concept est très sympa, mais une fois encore le gameplay est perfectible.
 

 
Quelques phases de gameplay en nuage magique

Nous avons donc ici de bonnes idées, mais le gameplay si bancal gâche grandement le plaisir de jeu.
Puisque le gameplay n’est pas le point fort du jeu, qu’en est-il de sa durée de vie ?
Dragon Ball Origins est un jeu avec un challenge important à première vue. Il se compose d’une cinquantaine de niveaux répartis sur huit grands chapitres et pourtant terminer la trame principale du jeu ne vous demandera pas beaucoup d’efforts…
 

Le menu de sélection du niveau

 
La faute tout d’abord à des cut-scènes interminables retraçant l’histoire entière de l’aventure, vous devrez à chaque début, puis fin de niveau regarder une cinématique d’environ cinq minutes avant de pouvoir continuer… Alors, oui il est vrai que regarder ces petites vidéos nous donne l’impression à certains moments de voir l’animé original (en 3D) mais il est peu probable qu’un joueur aussi fan soit-il de Dragon Ball décide d’acheter un jeu vidéo sur sa franchise fétiche simplement pour visionner des cinématiques en 3D de moyenne qualité au détriment des phases de gameplay

  
Bla bla bla bla… Si j’avais voulu autant de blabla j’aurais simplement relu les mangas….

 
Alors, oui le joueur peut effectivement choisir de passer les vidéos, faisant aussi pour le coup baisser drastiquement la durée de vie du jeu…
Pour ceux qui auraient le courage de vouloir tenter l’aventure malgré tout, sachez que le soft de Game Republic se finit en ligne droite en un peu moins de 20 heures de jeu.
Les développeurs ont quand même tenté de relever l’intérêt du soft en proposant des niveaux déblocables une fois l’histoire terminée et la possibilité de collectionner des « statues » des différents personnages du jeu.
Ce dernier point est d’ailleurs lui aussi assez énervant, car pour collectionner ces figurines vous avez plusieurs possibilités : trouver celles cachées dans les différents niveaux, les acheter dans le magasin et obtenir les figurines « rares » en finissant les stages en rang S.
Tout à l’air normal jusque-là ? Hé bien sachez simplement que si vous souhaitez obtenir les 200 « statuettes » du jeu il va falloir vous armer de beaucoup mais vraiment beaucoup de patience ! Pourquoi ? Car pour les deux premières possibilités il faut savoir que tout se fait ALÉATOIREMENT !
Oui oui donc pour les plus malchanceux d’entre nous ce n’est pas la peine d’y penser… Surtout lorsque l’on sait qu’une figurine à l’achat dans le magasin coûte 50 pièces, qu’à la revente le vendeur vous en rendra 5 pièces et que pour obtenir vos 50 pièces vous devrez finir un niveau en entier…
 

 
Les statuettes des goodies vendus à des prix abominables…

Finissons de décortiquer la durée de vie en nous attardant sur la rejouabilité du soft, Dragon Ball Origins vous demandera donc beaucoup de chance pour obtenir le 100% via les statues, mais en ce qui concerne l’obtention du rang S pour chaque niveau que nenni, pour obtenir la plus haute note d’un niveau, pas besoin de combos, pas besoin de finir le stage sans se faire toucher, rien de tout cela, zéro skill, pour obtenir la meilleure note il vous suffit juste de finir le niveau le plus rapidement possible en évitant la quasi-totalité des ennemis !
Et mieux encore, puisque les maps utilisées dans chaque chapitre sont quasi identiques d’un stage à l’autre, vous n’aurez même pas besoin de recommencer l’apprentissage du trajet à chaque fois, une fois le premier niveau maîtrisé vous pourrez faire les autres stages du même chapitre les yeux bandés !
Seules exceptions, les stages du dernier chapitre, puisqu’il ne s’agit que d’horribles combats au corps à corps contre un adversaire extrêmement coriace sans aucun bonus d’équipement possible. D’ailleurs nous vous conseillons de passer votre chemin sur ces niveaux pour le rang S….
Donc pour résumer, niveaux répétitifs, challenge très faible et obtention du 100% d’une affreuse absurdité…


Sur l’écran du dessus vous pouvez voir votre rang de réussite

Le bon point du jeu concerne surtout sa bande originale, dès l’écran titre les fans seront aux anges en entendant le thème original « Makafushigi Adventure! » chanté par Yuriko Mori ! Du pur bonheur pour les oreilles ! Pareil durant les séquences animées, les quelques pistes jouées rappelleront les partitions d’ambiance de l’animé.
Les musiques présentes dans les niveaux sont de plutôt bonnes qualités. Le seul souci sera leur nombre très restreint, donnant l’impression d’entendre trop souvent les mêmes pistes.
Concernant les bruitages le soft propose quelque chose de travaillé, seul petit hic, le choix du doublage des personnages, nous avons pas mal de bonnes punchlines durant le jeu et les cut-scenes, mais lors de la sortie du jeu en Europe nous avons hérité du doublage anglais et il est impossible de changer le doublage pour remettre les fabuleuses voix japonaises.

Dans l’ensemble Dragon Ball Origins est un jeu avec beaucoup de bonnes idées sur le papier, mais qui s’est complètement vautré à cause, en grande partie, d’un gameplay gangrené, de cinématiques bien trop présentes et d’une répétitivité dans les niveaux omniprésente.
Dommage, car avec son système d’évolution des attaques et son level-design bourré d’exploration façon Métroid le jeu aurait pu nous prouver que la série Dragon Ball n’est pas cantonnée qu’aux jeux de baston ou de cartes…

Les points forts :
– Le générique d’introduction !
– La réalisation
– L’exploration : il faudra revenir dans les niveaux pour en trouver tous les secrets au fur à mesure de l’apprentissage des nouvelles techniques
– Le système d’évolution des attaques
– Revivre l’histoire de Dragon Ball de la rencontre avec Bulma jusqu’à la fin du 21e Championnat du monde des arts martiaux

Les points faibles :
– Le gameplay au stylet juste abominable
– La liberté du développeur à modifier certaines scènes culte de la série
– Beaucoup trop de niveaux identiques d’un stage à l’autre
– Beaucoup trop de stages « de remplissage »
– Les rangs S sans aucun challenge dans 98% du jeu.
– Cinématiques beaucoup trop présentes et trop longues
– Les statues sont aléatoire !
– Trop peu de thèmes musicaux
– Les doublages uniquement en anglais

Note finale du testeur : 10/20

Remerciements à Yacine Djebili « Yace » pour la correction de ce test Smile

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