Bionic Commando

Le texte suivant a pour vocation la présentation de la série Bionic Commando à travers mon expérience/connaissance personnelle de la série. Celle-ci étant particulièrement incomplète, et subjective, il est possible que certains éléments … blablabla … enfin en gros faites pas suer s’il manque des choses ou si vous n’êtes pas d’accord

 

Le moment où tu ne sais même pas ce qu’est un jeu vidéo mais ou finalement ce n’est pas si grave

La saga Bionic Commando (BC) démarre alors que Capcom souhaite donner une suite à son jeu Commando (1985) qui connaît un beau succès dans les salles d’arcade mais aussi sur les micros et consoles de l’époque. Commando met en scène le personnage de Super Joe, soldat américain surentraîné et qui n’a peur de rien (il est américain !), dans un shoot vue du dessus qui a inspiré bien d’autres jeux par la suite (Ikari Warriors ou Red Alert par exemple). A ce moment là j’ai 2 ans et j’ai d’autres priorités que d’essayer Commando, comme par exemple pouvoir manger sans m’en mettre partout. Je ne regrette pas mon choix aujourd’hui !

Notez au passage que Joe est vraiment super puisqu’il est, d’après la notice, aussi le pilote de « Speed Rumbler » (1986), un autre jeu Capcom.

BC sort donc sur borne d’arcade en 1987 et met toujours en scène ce bon vieux Joe. C’est d’ailleurs le seul point commun avec son prédécesseur tellement le principe du jeu change. On se retrouve en effet désormais avec un jeu d’action/plateforme, en 2D vue de côté. Les bases de la série sont alors posées. Toutefois le jeu est particulièrement rigide et difficile et ne contient pas encore tout le fun des épisodes suivants. Il n’est par exemple pas encore possible de lancer le grappin en étant en l’air, ni même de tirer en se balançant… Ce n’est alors qu’un moyen, laborieux, de franchir certains vides et d’escalader des niveaux tout en verticalité. Il n’est déjà plus possible de sauter, ce qui est plutôt original pour un jeu de plateforme.

Le jeu est tout de même porté sur de très nombreux supports de l’époque (Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, Commodore 64, DOS et ZX Spectrum) avec des résultats et des packagings plus ou moins douteux …

Je ne l’ai découvert qu’à travers la compilation PSP « Capcom Classic Collection Remixed » et je ne lui ai trouvé aucun intérêt. Donc finalement aucun regret que mes parents ne m’aient pas emmener dans une salle d’arcade en 1986. De toute façon les salles d’arcade enfumées de cette époque n’étaient pas conseillées à un enfant de 3 ans …

La véritable suite de commando est plutôt à chercher du côté de l’excellent « MERCS » (1990/1991), toujours avec ce sacré Joe en super star dont on connaîtra désormais le nom complet : Joseph Gibson. Et là pour le coup j’avais déjà 7/8 ans et j’ai pu y jouer sur Megadrive chez les copains ! (à la maison c’est encore la NES qui tourne à cette époque, la Snes se fait attendre en Europe)

 
<h3Le moment où Joe a beau être super, il aurait du penser à la retraite

Comme vous êtes attentifs vous avez remarqué que parmi les multiples portages de la version arcade de BC ne figure pas de version Famicom ou NES, alors que la première est déjà bien implantée au Japon. Bizarre autant qu’étrange et je suis sûr que, bande de petits curieux, vous aimeriez bien savoir ce qui est passé par la tête des équipe de Capcom ! Et bien figurez vous que … moi aussi.

En tout cas le fait est que, bien qu’il existe une petite dizaine de versions de BC, c’est incontestablement la version NES qui a marqué les esprits. Trop forte cette NES. Il faut dire que cette dernière non contente de corriger les défauts de la version arcade apporte son lot de nouveautés et de bonnes idées. Mais avant de parler du contenu prenons des nouvelles de Joe.

Figurez-vous que l’ami Joe n’est plus tellement super puisqu’il a été fait prisonnier par des neo-nazis. Si j’avais eu la manette en main ce ne serait jamais arrivé ! Même à 3 ans ! Qui est le %¨@£µ§# qui a permis cela ? Bref … du coup le jeu nous propose d’incarner Rad Spencer, qui va devoir aller le chercher. La version NES prend donc le parti, étonnant, de changer le personnage principal bien connu pour en mettre un nouveau, alors inconnu au bataillon (dans le cas présent la 7e aéroportée). Place aux jeunes !

 

Le moment où t’es un gamin plein d’innocence, t’allume ta NES comme d’habitude et puis tu prends une gifle tellement forte qu’elle va laisser une marque à vie sur ta joue

Quand le jeu sort chez nous, en 1990, j’ai 7 ans. Je ne pense toutefois pas l’avoir eu cette année là mais quelques années après.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que sur NES, globalement, à la fin des années 80s la production de jeux est très importante mais les jeux « grands publics » (les seuls que je connais à ce moment là) restent globalement cloisonnés dans des mécaniques et des univers relativement classiques (plateforme/action à base de licence ou de simili-licence). De plus les histoires et la narration sont souvent très basiques avec un vilain qui en veut au monde ou à votre copine (certes Metal Gear est déjà sorti mais perso il me faudra attendre 1991 pour découvrir Shadow Warrior et ses « cinématiques » de fou au service d’une histoire intéressante pour qu’on me claque la 2e joue !).

De plus le potentiel technique de la console semble toujours repoussé plus loin et laisse les joueurs rêveurs quand aux jeux à venir. Notez que si aujourd’hui vous trouvez qu’il y a un gouffre entre des jeux de débuts et de fin de génération sur PS360 par exemple, cela n’a rien à voir avec la NES qui a offert aux joueurs une évolution totalement fantasmagorique ! Mais on s’égare …

BC va bouleverser les codes de son genre, combiner le meilleur de ce qu’il se fait ailleurs à travers une réalisation impeccable et introduire une narration complexe dans un univers particulièrement mature, le tout porté par une bande son des plus mémorables de l’histoire du jeu vidéo. Et ça personnellement, je ne m’y attendais pas en mettant cette cartouche que j’avais choisie juste parce qu’il y avait ce mec cool sur la jaquette.

BC est donc un jeu d’action/plateforme dans lequel on incarne un militaire armé de son fusil qui part à la recherche de son camarade fait prisonnier. Jusque là c’est classique mais ça l’est moins dès les premières secondes de jeu. Le joueur est parachuté, au sens littéral (mise en scène !), au cœur des lignes ennemis (avec quelques notes d’intro que les connaisseurs fredonnent dans leur tête en lisant ces lignes) et … ne peux pas sauter. Cela apparaît comme un sérieux handicap dès le premier bidon nous bloquant le passage mais on va vite y prendre goût car cette fois, contrairement à la version arcade, le grappin va être un argument de poids dans le gameplay.

Rad (ou Ladd) manie le grappin bien mieux que Joe puisque ce dernier peut désormais le projeter dans toutes les directions (en fait seulement 3 ), l’utiliser en étant en l’air, tirer en étant suspendu, récupérer des objets à distance, assommer les ennemis avec, … la méga classe ! Ces possibilités se traduisent en jeu par des phases de combat très dynamiques avec des déplacements très rapides sur différents niveaux, le scrolling n’étant jamais imposé et pouvant se faire dans tous les sens. Des phases de plateformes très aériennes nécessiteront de bien maîtriser tout cela et ont sans doute fait la réputation de jeu très difficile qui colle à BC. C’est plutôt un mythe à mon avis, les « continues » étant très nombreux.

Croyez-moi le gameplay est tellement génial que cela aurait suffit à en faire un grand jeu. Mais une fois le premier niveau terminé vous découvrez une carte, sur laquelle sont visibles TOUS les niveaux du jeu, et là vous comprenez que ça va encore bien plus loin qu’un simple jeu d’action/plateforme … A vous de choisir où vous souhaitez être héliporté. Bien que vous puissiez aller un peu où bon vous semble vous découvrirez rapidement que certaines zones ne sont accessibles qu’avec certains objets/équipement. Ainsi n’espérez pas par exemple traverser les grottes sans la balise lumineuse (vous pouvez essayer, bonne chance …) ou passer à travers certains murs sans le bazooka. De plus il vous faudra récupérer les bonnes radios pour communiquer avec la base et décrypter les messages ennemis sans donner l’alerte. Vous l’avez donc compris il faut faire son chemin (en passant pas les zones neutres ou la paix règne, bien qu’elle soit fragile Wink ), upgrader son personnage, choisir son équipement en début de mission et l’utiliser à bon escient selon les infos récoltées précédemment.

Mais surtout c’est l’univers qui étonne, et détonne sur une console Nintendo. L’histoire m’avait vraiment marqué, bien que le jeu soit intégralement en anglais. Il faut en effet pouvoir lire un peu d’anglais et le dictionnaire avait alors été très utile. Vous partez donc à la recherche de ce boulet de Joe mais les choses vont vite s’avérer être bien plus compliquées que ça… /!\ SPOILER – M’enfin depuis le temps /!\ En effet une fois sur place vous comprenez, en décryptant les messages ennemis, que les nazis travaillent sur le projet Albatross, qui s’avèrera être une arme de destruction massive imaginée pendant la 2e guerre mondiale par Hitler. Une sorte de plateforme volante ultra armée. Déjà c’est flippant, mais ce n’est pas tout … Il se trouve que les plans sont incomplets et que seul Hitler connaît les éléments manquants. Son corps ayant été conservé précieusement (moustache comprise), les nazis prévoient sa résurrection ! Croyez moi quand on a environ 9 ans et qu’on comprend ça en traduisant mot par mot dans un dictionnaire entre deux parties de Super Mario ou de Tortues Ninjas on est un peu étonné. Heureusement tout finit dans la joie et la bonne humeur puisqu’on fait exploser Albatross et qu’on tue Hitler dont la tête explose en gros plan dans une scène mémorable où on se jette d’une plateforme face à un hélicoptère avec juste une balle à tirer.

Et tout ça sur NES …

Bien sûr si j’avais joué à la version Famicom (トップシークレット ヒットラーの復活 c’est-à-dire en gros Top Secret: la résurrection d’Hitler) j’aurai été moins surpris. Mais dans notre version occidentale il n’y a rien dans le titre qui le laisse penser et pour tout dire il n’y a même pas de nazis dans le jeu (censure oblige). A ce propos j’ai toujours été étonné par cette censure dans la mesure où il me semble plus gênant pour les japonais de flinguer leurs anciens copains que nous nos anciens ennemis. Mais chacun son truc.

Petit clin d’œil au commando original, les rencontres avec les convois ennemis se traduisent par des phases de shoot en vue de dessus plutôt sympas.

 

Le moment où tu te dis que cet épisode Nes restera un coup de maître sans suite, et où finalement tu loupes des jeux comme un crétin

Bionic Commando est donc pour moi un pilier de mon historie de joueur, un de ces jeux qui montrent qu’il est possible de raconter une histoire intelligemment, de proposer un gameplay novateur et une mise en scène réussie (avec une musique mémorable) … dans une cartouche NES. A partir de là, tous les autres jeux qui ne feront pas tout ça en même temps n’auront aucune excuse valable !

Les années passent, les hits s’enchaînent sur différentes plateformes mais Bionic Commando ne réapparaît pas dans mon univers et reste cet incroyable hit sur NES. Rien d’autre. Pas de signe d’un quelconque bras bionique sur les consoles que j’ai possédées ensuite (Snes, N64, Dreamcast, …) ni même chez la concurrence.

En fait, mais je ne le sais alors pas, il y a bien 2 autres épisodes qui sortiront pendant les 90s. Le premier « Bionic Commando » sur GB et le second « BC : Elite Forces » sur GBC. Oui mais voilà j’avais une GameGear et personne ne m’a jamais parlé de ces jeux, auxquels je n’ai toujours pas joués aujourd’hui et dont je ne sais rien sinon que ce serait des remakes de la version NES. Voilà. Chapitre suivant !

 

Le moment où l’espoir renaît … pour repartir aussi vite… pour renaître … mais avec un peu de déception

En 2004 nous avons désormais accès à internet et l’actualité du jeu vidéo est plus facile à suivre. Il est loin le temps de Bionic Commando. Et tout à coup, au détour d’une page web, une rumeur court : Capcom travaillerait, en développement interne, sur un nouveau BC pour la génération PS2/XboX/GC. Mais quelques temps après, le studio concerné (Studio 8, responsable de « Maximo » sur PS2) baisse le rideau.

Il faudra attendre 2007 pour qu’une annonce tout à fait officielle soit faite par Capcom : Un nouveau BC va sortir sur PS360 et PC !

Et finalement ce sera Bionic Commando : Rearmed (2008) … un remake de l’épisode NES et disponible uniquement en dématérialisé. La douche froide. Un remake c’est quand même moins sympa qu’un nouvel épisode mais en plus c’est un « petit » jeu dématérialisé, et je n’en achète alors jamais …

Finalement j’ai acheté le jeu longtemps après sa sortie, après même avoir joué à Rearmed 2 (2011) et l’épisode 360 (2009) dont on parlera ci-après, et, il faut dire ce qui est, ce remake et sa suite sont tous les 2 très bons. Non seulement ils respectent bien l’original (bien qu’on aurait aimé trouver des nazis, Hitler et tout le décorum qui va avec) mais ajoutent un lot de nouveautés très appréciables. Le gameplay est sans faille, la personnalisation du personnage à travers ses armes et équipements est bien vue, la réalisation en 2,5D est réussie, les réorchestrations et nouveaux thèmes sont accrocheurs, le contenu est conséquent avec des objectifs secondaires, de nouveaux environnements (dans le 2 forcément…), de nouveaux mouvements (dans le 2 on peut sauter ! Sacrilège ! Non en fait c’est bien fait ) et même du multi-joueur (anecdotique toutefois). Mon seul gros regret concerne les boss qui sont devenus des sortes de mécha rigolos en lieu et place des généraux nazis. Dommage.

Bref c’est très sympa pour la séquence nostalgie mais ce n’est pas ce qu’on est en droit d’attendre pour le retour d’un tel monument du jeu vidéo. Toutefois le premier Rearmed aura permis aux gars de GRIN de montrer leur sérieux, leur savoir faire et leur respect pour cette série. Devant ce succès Capcom va alors leur confier un vrai gros jeu BC dans lequel ils vont pouvoir exprimer leur passion avec force, et ça va faire très mal.

 

Le moment où finalement ça peut valoir le coup d’attendre un jeu 20 ans

GRIN est un studio suédois à qui ont doit notamment les « Tom Clancy’s Ghost Recon Advanced Warfighter ». N’ayant pas joué à ces jeux, ni à BC Rearmed, je n’avais aucun a priori sur le studio mais croisais les doigts très fort pour que le jeu soit de qualité.

Le jeu sort en 2009. Je ne l’achète pas tout de suite attendant d’en lire quelques critiques. Elles sont très inégales (de très bon à juste passable) et laisse entrevoir un jeu assez moyen, visiblement classique dans ses mécanismes de jeu (comme devait l’être l’épisode NES en son temps si on s’en tenait à des visuels), plutôt brouillon et mal calibré … Le succès n’était pas du tout au rendez-vous (le monde aurait oublié BC ?) le prix du jeu baisse alors à grande vitesse. Je franchis le pas pour juger par moi-même.

Une fois le disque dans la console, dès la première seconde du menu, j’oublie absolument tout ce que j’ai pu lire sur le jeu, je me prends un flashback de 20 ans (qui correspond à ce que vous avez lu avant) et je suis certain qu’il va se passer un très bon moment de jeu vidéo. Le menu de ce nouveau Bionic Commando est très clair (blanc/bleu), très sobre et s’ouvre avec une reprise du thème principal au piano, tout doucement. Ambiance planante et hypnotisante s’il en est.

L’histoire prend place 10 ans après les évènements de l’épisode NES. Les soldats bioniques revenus des champs de bataille font l’objet de toutes les suspicions de la part de la population qui les accusent de ne pas être vraiment humains et de disposer de capacités qui pourraient être mal utilisées (ambiance X-Men). Certains refusent de se voir démembrés et se rebellent contre l’autorité et créent le groupe terroriste « BioReign » qui revendique la destruction de la ville d’Ascencion City. Nathan ‘Rad’ Spencer a passé 5 ans en prison sans son bras, où l’a envoyé Joe pour des meurtres qu’il a lui même ordonné (!), et s’est fait poussé des dreadlocks (re- !). Il en sort à la demande de l’armée qui a besoin de lui pour récupérer des informations sur une menace qui se profile … Afin de convaincre Nathan, Joe lui propose de lui rendre son bras mais surtout de lui donner des éléments, une fois la mission achevée, sur la disparition de sa femme, Emily. Evidemment les choses seront bien plus complexes (et bizarres) que le pitch de départ. La véritable motivation de Nathan qui ne croit pas à la « fugue » d’Emily (haaaaa l’amour) et la relation conflictuelle par oreillette interposée entre Joe (militaire pourri qui n’est plus Super du tout !) et Nathan sont des points de départs intéressants qui donnent une bonne ambiance au jeu.

Le jeu se déroule donc dans une Ascencion City ravagée, qui sera l’occasion pour Nathan de faire usage de son bras dans les décombres.

! STOP ! Pour je ne sais quelle mystérieuse raison le personnage principal dispose tout à coup d’un bras bionique. Et là vous vous dites « comment ça tout à coup ? Il nous en parle depuis le début ! C’est le principe du jeu ! ». Et bien non, car ici ce n’est pas une arme ou un accessoire, mais bien son bras. Tous les visuels des jeux précédents montrent bien un équipement supplémentaire fixé sur le bras (sauf la version GBC). Evidemment dans les jeux eux même ce détail ne peut pas se faire en 10 pixels donc on a souvent dit que le bionic commando avait un bras mécanique. Pourtant non. Mais passons sur cet aspect qui n’a semble-t-il gêné personne …

La première partie du jeu se déroule dans des rues en ruines. Bien que le didacticiel nous montre quelques mouvements possibles avec le grappin aucun de ceux-ci n’est accessible d’entrée. Ils seront débloqués quand le jeu le prévoit. Frustrant certes, mais terriblement bien vu pour le rythme. Il faudra se contenter au début de jouer à un mix entre un TPS classique (vue à l’épaule, 2-3 armes dispos, …) et Spiderman, ce qui est déjà extrêmement amusant tant les sensations de balanciers et de sauts dans le vide sont réussies, les thèmes musicaux grandioses et la réalisation plus que correcte (malgré quelques effets de flous parfois mal gérés et des temps de chargement trop présents). Le premier saut de l’ange depuis l’immeuble où on récupère son bras donne le ton ! La vitesse et la fluidité des déplacements sont géniales. Si vous jouez à BC jamais plus vous ne voudrez jouer un personnage qui marche.

Le jeu va donc nous autoriser, au compte goûte, à débloquer de nouveaux mouvements. Je pense que c’est une bonne idée car j’ai lu ici et là sur le net que le jeu était difficile à dompter. Heureusement alors qu’il n’y aucun mouvement disponible au début. Malgré ça il semble que beaucoup n’aient pas réussi à se familiariser avec le fonctionnement du bras. Etrange car il suffit de maintenir la gâchette gauche pour que Nathan s’accroche quand il le peut. Mais apparemment c’est déjà trop compliqué aujourd’hui…

Par la suite les mouvements vont donc s’étoffer avec la possibilité d’attraper des éléments du décors ou des ennemis, de se projeter vers eux, de les jeter les uns sur les autres, de les plaquer au sol, de les envoyer voir à l’horizon si on y est ou encore de leur tomber dessus depuis les hauteurs avec force. Et tout le génie des équipes de GRIN vient du chara-design et du level-design qui vont mettre ses mouvement à contribution dans une diversité de situations, dûes au techniques nécessaires pour affronter les ennemis (passer par derrière pour atteindre un point faible, gérer une quantité trop importante de soldats, ….) ou simplement pour vous déplacer sans crainte (l’eau, la radioactivité ou l’électricité vous sont fatales). Et le mieux c’est qu’il faudra combiner et enchaîner tous ces mouvements avec fluidité dans des affrontements qui en deviennent artistiques.

Autre critique faite régulièrement au jeu : il est très linéaire alors qu’il donne un (faux) sentiment de liberté. Ce sentiment de liberté est bien présent dans le jeu, dans la mesure où les environnements sont en effet ouverts à la vue, mais pas au joueur. Des zones radioactives sont prétextes à nous cloisonner dans des couloirs. Mais au-delà de ce sentiment d’ouverture (qui est toujours mieux que rien) la liberté existe bien dans les approches possibles de multiples situations. Comment vais-je contourner cet ennemi ? Qui vais-je attaquer en premier ? Quelle arme dois-je prendre avec moi ? Est-ce que je rationne mes grenades ? Les ennemis étant très puissants, notamment les différents méchas. Il faudra en effet se poser les bonnes questions et être très précis dans ses actions, bien que le jeu favorise l’improvisation avec délice dans des poursuites aériennes et virevoltantes extrêmement grisantes. Cette sensation de « voler » participe aussi grandement au sentiment de liberté évoqué.

Bien que tout le jeu se passe dans Ascension City les environnements sont très variés, passant des rues urbaines, à des zones industrielles, des cavernes, un immense parc aux allures de forêt vierge … qui sont vraiment un bonheur à traverser.

Et les musiques … incroyables … le meilleur aspect du jeu. GRIN montre ici à quel point les musiques valent tous les scripts du monde en terme de mise en scène. Bien sûr il y a quelques scripts dans BC mais ils sont relativement discrets et cohérents (arrivage d’ennemis en particulier), mais ce sont vraiment les thèmes musicaux qui font tout le travail de mise en scène. Ainsi, au-delà des réorchestrations sublimes de thèmes initiaux qui raviront les fans de l’opus NES, l’ambiance musicale s’adapte constamment à ce qu’il se passe. Elles soulignent encore les sensations grisantes des déplacements et des combats, rendant le tout totalement épique du début à la fin.

Imaginez les affrontements intenses et virevoltants sur cette musique

Comme BC sur NES faisait un clin d’œil à Commando avec les phases vues de dessus, cette version 360 contient des objets à collectionner représentés dans leur style pixellisé de la NES.

 

Le moment où tu te dis que ce n’est vraiment pas juste

Avec un jeu dynamique, original, bien réalisé et à la bande son qui tue les équipes de GRIN ont vraiment assuré. Malheureusement le studio a fermé ses portes en 2009 après la réalisation de Terminator Renaissance.

Le jeu n’est pas si dur qu’on veut vous le faire croire et vaut vraiment la peine d’aller au bout et d’y jouer dans les modes les plus durs. Malheureusement cette suite en appelle une autre et certains éléments de scénarios ne sont pas expliqués … Compte tenu du flop fait par ce jeu il y a peu de chance qu’on en sache plus un jour.

En attendant il faut qu’un maximum de monde joue aux jeux de cette saga, pour qu’elle soit appréciée à sa juste valeur et plébicitée. Son retour sous la forme des 2 épisodes Rearmed a semble-t-il été un succès et j’espère que cela suffira pour que Capcom garde cette licence dans le haut de sa pile. Pour la suite de l’épisode 360 il faudra être très patient, et je le serai même s’il faut attendre 20 ans.

Par CTJ
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