Banjo Kazooie – Nintendo 64

Banjo Kazooie notes

Par Elodiebo

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Après avoir fait les Donkey Kong Country sur Snes, puis Conker’s Bad Fur Day sur 64, je suis littéralement devenue fan des jeux RARE ! C’est donc avec délectation que j’ai jeté mon dévolu sur Banjo-Kazooie, sûre et certaine qu’une nouvelle fois ce studio anglais ne me décevrait pas !!!

Dès l’intro, on sait qu’on a du très très lourd devant nous…
On retrouve nos deux héros, Banjo, un ours un peu lourdaud, en train de jouer… du banjo, et un oiseau (ou une autruche plus précisément ?? Jamais su vraiment comment définir ce drôle d’oiseau…) nommé Kazooie qui joue, je vous le donne en plein dans le mille, du… kazoo !!! (en même temps, je fais ma maligne mais je ne connaissais pas le kazoo avant de jouer à ce jeu). Tout ça sur un air déjanté, déluré, qui donne bien le ton du jeu…

L’histoire commence dans l’antre de la méchante, la sorcière Gruntilda, qui se prend pour la belle-mère de Blanche-Neige, en demandant à son chaudron préféré qui est la plus belle de la contrée… Lui répondant que c’est Tooty, la sœur de Banjo (c’est bon, vous suivez ?), le sang de Gruntilda ne fait qu’un tour, et elle court kidnapper la pauvre innocente qui gambadait dans le champs, pour lui voler sa beauté. Banjo qui dormait de tout son soûl est réveillé trop tard par le vacarme, et doit donc secourir sa sœur avec l’aide de sa fidèle amie, Kazooie.

Bien évidemment, ce n’est pas le scénario le point central d’un jeu de plates-formes, mais bel et bien le gameplay. Et là, je dois avouer que Rare a réussi son pari en faisant de ce jeu un modèle du genre. Et oui, mesdames et messieurs j’ose le dire haut et fort : en plates-formes 3D, nous tenons ici le must, au-delà même du sacro-saint Super Mario 64 (aïe, ouille, arrêtez de me jeter des pierres, ça suffit…). L’association des deux personnages est un trait de génie, en nous ouvrant ainsi une palette de mouvements inimitables et jamais vus auparavant. Bon ok, je m’emballe ! C’était déjà un peu vu dans DKC avec l’utilisation de la puissance de Donkey ou de l’agilité de Diddy (et des autres pour les opus suivants), mais là, au lieu de les jouer à tour de rôle, Rare a réussi à nous donner l’impression de ne contrôler qu’un seul et même personnage qui peut voler, attaquer de plusieurs façons, balancer des œufs, marcher dans des marais ou sables mouvants, etc… Ils ont ainsi réussi à exploiter parfaitement l’ergonomie de la manette 64 (jamais je n’aurais cru pouvoir dire ça !) et rendre ces mouvements complètement intuitifs.

Ces mouvements ne s’acquièrent qu’au fil du jeu grâce à Bottles, une taupe pour le coup vraiment myope, et permettent ainsi d’atteindre des secteurs non accessibles auparavant. Car en plus du gameplay évolutif, la structure du jeu en lui-même est elle aussi évolutive.
Les 10 mondes que nos acolytes vont devoir parcourir sont accessibles à partir du repaire de Gruntilda : pour cela, il faut obtenir un certain nombre de pièces de puzzle pour reconstituer des tableaux (la plupart du temps bien cachés) et ainsi ouvrir les portes d’accès aux niveaux. Ces pièces de puzzle se récupèrent par 10 dans ceux-ci ou dans le repaire de la sorcière.

Ces fameux tableaux, indispensables pour avancer dans le jeu, ne sont souvent accessibles qu’en déverrouillant des portes avec des notes de musique dessus, allant de 50 à 882. Ces notes sont réparties également dans chaque niveau au nombre de 100 et elles représentent l’un des challenges les plus corsés de Banjo&Kazooie, puisque chaque vie perdue remet à zéro le nombre de notes collectées dans le niveau. Arghhhhhhhhhhhhhh, vous allez y laisser des plumes !
D’autres objets sont également à récolter, notamment des crânes argentés que l’on peut troquer à un chaman, Mumbo-Jumbo, qui nous transforme selon les mondes en fourmi, en crocodile, en morse, en citrouille ou en abeille pour atteindre certaines zones inaccessibles en ours ou en oiseau.

Présenté ainsi, Banjo&Kazooie ne parait pas si original puisque sa structure est somme toute assez classique (oui, pas la peine de me voler dans les plumes hein !). Mais tout son charme réside dans les petites énigmes, bien variées, parfois cachées de manière bien pensée dans les niveaux, souvent proposées par des personnages charismatiques, et servies par un humour omniprésent.

Côté graphismes, Rare a fait très fort en rendant une copie parfaite. Même si parfois certains personnages sont un peu cubiques, le jeu reste magnifique avec des couleurs resplendissantes, une animation fluide et un charme inimitable…
Chaque niveau possède une âme à part avec un level-design très réussi, même si les meilleurs mondes sont clairement ceux de la fin : mes préférés étant le « Manoir du monstre malsain », où toute l’action se passe dans un manoir hanté aux multiples secrets avec une ambiance indescriptible, et le dernier monde, « le Bois Clic-Clac ». Celui-ci se divise en quatre saisons, où chaque action réalisée en printemps a une répercussion en été ou en automne, un niveau absolument énormissime à vivre au moins une fois dans sa vie de gamer !

Pour la bande-son, nous avons un travail réussi avec des musiques entraînantes, parfaitement en accord avec les thèmes des mondes, une vraie réussite de ce coté là aussi. Avec une mention spéciale pour les variations musicales dans le repaire de Gruntilda (ou dans l’eau également) : nous avons la même musique mais avec des tonalités différentes suivant quel tableau on observe ou suivant dans quel niveau on est prêt à entrer, et cela sans arrêt ou redémarrage de la musique, tout est dans la continuité… Bluffant !
L’autre originalité de ce soft est que les personnages ne parlent pas mais… font du bruit, tout fonctionne par des onomatopées. Surprenant au début, mais on s’y fait. En revanche, les textes sont du coup remplis d’humour et bien pensés, permettant de bien discerner les personnalités de chacun : un Banjo plutôt plan-plan, une Kazooie qui aime traiter tous les autres de noms d’oiseaux avec un humour décapant, une Gruntilda qui s’exprime par rimes vulgaires,…

Pour la jouabilité, les deux personnages répondent vraiment très précisément pour chaque mouvement, c’est un pur bonheur ! Sauf, car il y a bien un mais, sous l’eau, où là, c’est un carnage et on réalise qu’on était effectivement aux débuts de la 3D… Pour la difficulté, les challenges sont suffisamment nombreux pour cacher la relative facilité du soft, même si certains passages à la fin sont un peu plus corsés (si bien évidemment vous souhaitez obtenir toutes les pièces et toutes les notes).
Sur la fin, encore une fois Rare a voulu se démarquer avec le Bois Clic-Clac et son changement de saisons, mais également un quizz pour vérifier si vous avez été bien attentif tout au long du jeu aux personnages, et une fin différente suivant les objets amassés.

Au final Rare a réussi à nous pondre un chef d’œuvre, avec un gameplay efficace, intuitif, un univers inimitable rempli d’humour, que l’on prend plaisir à traverser. Ce studio a réussi à dépasser le maitre Nintendo pour voler de ses propres ailes et faire de ce jeu un « oiseau rare ».

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