Klonoa 2 : Lunatea’s Veil – Sony PS2

Par DMusashi
En discuter avec l’auteur du test sur le forum

Souvenirs de Lunatea

Il est parfois loin, le temps de l’innocence, où l’on se contentait du peu que l’on avait. Vous vous souvenez de ces CD de démo, vendus parfois avec la console ou avec un magazine ? Quand j’y repense … j’ai du passer des heures sur ces disques, seul, ou à deux, profitant des quelques niveaux contenus sur la galette. Si aujourd’hui, les démos nous permettent d’essayer, auparavant, cela me permettait de jouer. Et c’est ainsi que j’ai découvert Klonoa 2 : Lunatea’s Veil. Par le biais d’un unique stage, que j’ai fait, en boucle et en boucle. Lorsque j’ai trouvé le jeu en version complète, je me suis hâté, par nostalgie, à atteindre ce level. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que de nouveau, je l’ai parcouru. Car Klonoa 2 à cette force : celle de nous faire sentir nostalgique, et tout simplement d’être heureux de jouer … comme je l’étais avec mon CD de démo.

Voyage en terre cel-shadée

Klonoa n’est pas n’importe qui. Dream Traveller (Voyageur des rêves), propriétaire d’un anneau mystique, héros de nombreuses prophéties, sauveur de Lunatea. Quatre royaumes, pour quatre cloches, préservant la paix et apportant harmonie et douceur. Cependant, une cinquième cloche est apparue, et il est dit que si elle se met à sonner, le chaos engloutira ce monde. Avec l’aide de Lolo, une prêtresse en plein voyage initiatique, et de Popka, un petit animal espiègle (au chara-design plus que curieux …), Klonoa va devoir parcourir Lunatea pour éviter un désastre qui semble imminent. Leorina arrivera t-elle à ses fins, et à répandre la tristesse aux quatre coins du pays ?

Classique, le scénario de Klonoa 2 réservera néanmoins quelques surprises et rebondissements, et surtout, une morale touchante. Il faut souligner l’effort accompli quant à l’univers de Lunatea. Le langage parlé par les protagonistes est imaginaire et créé pour l’occasion, et les lieux proposés sur la carte sont plutôt variés (chaque royaume correspondant à un sentiment ou une émotion : Joie, Harmonie, Discorde, Indécision). Variété que l’on retrouve également dans les nombreux niveaux du jeu. Les ambiances proposés sont très souvent réussies, et malgré le fait que l’on parcours plusieurs fois certains niveaux, des évènements inattendus peuvent changer radicalement le level-design.

Mais le véritable point fort du jeu vient de ses graphismes. Bien que Klonoa 2 date de 2001, les couleurs pastels et le cel-shading font encore mouche. Le monde de Lunatea est coloré, lui donnant un air enfantin et mignon. Le jeu a certes vieilli, les arrières-plans sont souvent vides, et les textures paraissent moins réussies. Toutefois, il faut se remettre dans le contexte : à l’époque, quel choc ! Certains décors sont inspirés, et certains points de vue absolument vertigineux. Car oui, Klonoa n’a pas peur de sauté dans le vide !

Saute, vole, lance, glisse, rêve.

Il s’agit d’un jeu de plates-formes 2.5D, c’est à dire que le personnage se déplace sur un scrolling 2D (bien que certains angles de caméra rompt avec cette tradition), mais dans un univers modélisé en 3D. On retrouve les grands classiques du jeu de plates-formes, avec de nombreux sauts à effectuer. Sauter, Klonoa va devoir le faire souvent. Et il sera aidé de son anneau magique, lui permettant d’attraper un ennemi et de prendre appui sur lui. Ainsi, il pourra effectuer un double-saut et atteindre des hauteurs insoupçonnées (idéal pour trouver quelques items bonus !). Mais la particularité de ce gameplay est la possibilité d’utiliser les ennemis comme projectile, ou de les envoyer dans la profondeur du décor. En effet, certains objets et mécanismes ne peuvent être activés que de cette manière. De même, les boss, plutôt marrants à battre, ne pourront être vaincus que grâce à cette technique.

Klonoa 2 va jouer intelligemment sur cette profondeur afin de mettre en place des énigmes sympathiques, dans lesquelles il faudra faire preuve de timing, de célérité, et parfois … de patience. D’autant plus que certains monstres possèdent des caractéristiques spéciales, comme les Erbil permettant de sauter encore plus haut sous la forme d’un éclair, les Kiton nous octroyant la possibilité de voler quelques secondes, ou encore les Boomie qui sont de véritables bombes à retardement. Il faudra parfois les combiner, dans un ordre et un temps précis, pour venir à bout d’une salle ou d’un niveau ! Rassurez-vous, rien de très difficile, le jeu étant grandement accessible. Ce qui peut déplaire à certains, notamment face à des niveaux parfois lassants, ou des énigmes beaucoup trop simples.

Néanmoins, Klonoa ne devra pas seulement compter sur son anneau. Il devra également utiliser ses grandes oreilles pour planer un court moment, mais surtout … utiliser son sens de la glisse ! Car quelques niveaux vous permettront de monter sur une planche, et de descendre à 100 à l’heure le cours d’eau d’une attraction, de visiter un village enneigé, ou encore, de slalomer entre les sables mouvants. Gare à ceux qui ont le vertige, le petit animal poilu de Namco n’hésite pas à faire le grand saut ! Petit instant de fraîcheur, ses stages sont un pur bonheur à parcourir. Il faudra d’ailleurs les refaire plusieurs fois, si l’on veut finir le jeu à fond.

Attrapez les tous !

Klonoa 2 vous permet d’exprimer votre collectionite aïgue ! Car si les jeux de logique ne sont pas extrêmement durs, terminer le jeu à 100% peut s’avérer beaucoup moins aisé. En effet, il est possible de débloquer une marionnette dans chaque niveau, en récoltant 6 étoiles, plus ou moins bien cachés. S’il est difficile de passer à côté de certaines d’entre elles, d’autres demanderont de prendre des risques, voire de refaire plusieurs fois un niveau, pour les obtenir. En plus d’ajouter un peu de replay value, les récolter vous permettra d’accéder à deux stages bonus plutôt agréables.

Il est également possible de débloquer des artworks, en obtenant au minimum 150 pierres de rêves dans un niveau (ces pierres sont l’équivalent des Coins de Mario ou des Rings de Sonic, 100 = 1UP). Si sur le papier, cela semble simple, la tâche est néanmoins plus rude qu’elle n’y paraît. Certaines sont difficiles d’accès, et il faudra parfois un sacré timing pour faire gonfler son butin. En effet, il est possible de trouver des Esprits du miroir, qui ont pour effet de doubler le nombre de pierres de rêves qui seront ramassés, et ce, pendant un laps de temps très court. Il faudra donc connaître le niveau sur le bout des doigts et faire preuve de dextérité pour vite attraper les pierres les plus proches. Le jeu jouit donc d’un level-design somme toute classique mais bien étudié, afin d’offrir une replay-value raisonnable.


« Wafiyutu rirana wafirupu rurana seafidu! »

Le soft de Namco est donc un petit concentré de fun, d’innocence, de gameplay ancestral mais efficace. Lunatea est un monde attachant, où tout le monde s’en donne à cœur joie … et surtout les compositeurs du jeu, qui ont su offrir encore plus de couleur à cet univers. Certains thèmes sont sérieux, d’autres déjantés. Il suffit d’écouter « Steeping Wind » pour s’en convaincre (en bonus à la fin du test). Oui, c’est entêtant, voire énervant, et ça raconte n’importe quoi.

Mais on s’en fiche : c’est simple, c’est mignon, on s’amuse et on joue avec le sourire aux lèvres. Sourire et s’amuser, c’est d’ailleurs quelque chose que vous allez faire souvent en jouant à Klonoa 2. Finalement, c’est pas un peu ça, le jeu vidéo ?

Si techniquement, le jeu commence à accuser son âge (textures, arrières plans un peu vides), son univers pastel et chatoyant ainsi que le cel-shading font encore des merveilles. Entre décors colorés et points de vue vertigineux, Klonoa 2 est visuellement plaisant.

Klonoa répond certes au doigt et à l’œil, et les quelques énigmes proposés sont amusantes et tempèrent intelligemment le rythme, malgré leur simplicité. Les niveaux traversés à l’aide d’une planche sont incroyablement frais !

Discrète, elle est néanmoins excellente et surtout, utile à l’ambiance générale du titre. Certains morceaux comme « Stepping Wind » filent une pêche incroyable, alors que d’autres ont l’intelligence d’être plus sérieux dans les moments importants.

Le jeu se termine plutôt rapidement du fait de sa trop grande facilité, et la quête des artworks ne sera pas du goût de tout le monde. La chasse aux marionnettes, quant à elle, est néanmoins plus intéressante, puisque permettant d’accéder à deux niveaux bonus.

Verdict du Ninja : 15/20
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s