Puzzle Quest Challenge of the Warlords – Nintendo DS

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Par Battosai14
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Aujourd’hui nous n’allons pas vous parler de Candy Crush, mais plutôt de l’un de ses grands frères sur console portable, Puzzle Quest : Challenge of the Warlords.

Si l’on vous parle du studio de développement Strategic Studies Group cela ne vous dira surement rien. Pourtant, si vous êtes adapte du clavier et de la souris, la série de jeux de Warlords ne doit pas vous sembler inconnue. Cette série de jeux de stratégie tantôt tour par tour, tantôt temps réel a été développé donc par SSG (Strategic Studies Group) mais en étroite collaboration avec un autre studio qui se nomme Infinite Interactive. C’est ce second studio qui nous intéresse aujourd’hui. Ce studio fondé en 1992 par Steve Fawkner et basé en Australie est devenu totalement indépendant de SSG à partir de 2003. Ils ont notamment développé les jeux Warlords IV: Heroes of Etheria en 2003 et Warlords Battlecry III en 2004 sur PC avant de lancer l’un de leurs plus gros titre, Puzzle Quest : Challenge of the Warlords.

   
Covers Warlords (oui ça change totalement de style)

Tout commença donc lorsque Steve Fawkner et son équipe eurent l’idée de développé un puzzle-game mais pas n’importe quel puzzle-game. Voulant dépoussiéré un peu le genre et surtout rendre hommage à leur série phare Warlords, Infnite Interactive tente de développé un jeu mélangeant deux genres : le puzzle-game et le RPG.

Puzzle Quest sort donc le 16 mars 2007 en Europe sur la dernière portable de Nintendo en date, la Nintendo DS ainsi que sur la PSP de Sony, suivit quelques jours plus tard de sa sortie aux US et sortira le 29 novembre au Japon. Les épisodes sur Wii et Playstation 2 demanderont quant à elles un peu plus de temps pour leur sorties respectives.

Voyons si l’alchimie entre ces deux genre aura fait effet.

 
Jaquettes US et JP

Puzzle Quest vous proposera de partir à l’aventure dans le monde d’Etheria, un monde d’heroic-fantasy peuplé de diverses créatures/races. Vous (votre avatar), soldat aux ordres de la reine de Bartonia, devrez chevaucher à travers les différentes régions de la carte afin de répondre aux requêtes de votre reine et d’enquêter sur les divers événements qui perturbent le royaume depuis quelques temps déjà. De nombreuses attaques se multiplient au sein du château de Bartonia et vous serrez donc charger de trouver qui est derrière cette manigance et de faire le nécessaire pour ramener la paix dans le royaume.

Alors oui, le pitch de départ de Puzzle Quest Challenge of the Warlords n’est pas vraiment d’une originalité rare, mais il a au moins l’assurance de pouvoir nous faire voyager à travers l’immense carte disponible (qui soit dit en passant s’avère être la même carte utilisée que dans les jeux Warlords Battlacry du même studio), grâce à la liberté que procure ce scénario. Les quêtes que vous devrez entreprendre d’intègres plutôt bien dans l’histoire même si au final elles finissent régulièrement sur une même action, « le combat » !

     
Quelques images d’introduction

Côté réalisation, le soft d’Infinite Interactive est très agréable visuellement, le style manga australien très coloré et travaillé colle très bien au jeu. Les décors fixe et l’ambiance développés dans ce même style graphique sont très agréables, chaque nouvelle étape de la carte possédant sa propre illustration.
La grille de combat quant à elle se compose de 64 cases réparties sur huit colonnes et huit lignes. Dans cette grille vous y trouverez différents symboles. Des gemmes de quatre couleurs différentes, des pièces d’or, des étoiles pourpres et des crânes.

Lors de la création de votre personnage vous aurez le choix parmi différentes classes de personnages ayant chacune plusieurs illustrations différentes. De plus, lors de l’aventure vous rencontrerez un bon nombre de personnages alliés ou ennemis aux designs tous très différents.

 
Quelques exemples de charac-design

Mais malgré cette diversité, il faut avouer que sur ce point, le soft manque de dynamisme. Les séances de dialogues fixe entre les protagonistes n’utilisent qu’une ou deux illustrations, les décors bien que soignés sont bien peu nombreux (un par étapes) et la grille de combat n’a qu’un seul et unique design. Alors, oui, le tout est peut être très soigné, mais lorsque l’on sait que 75 % du jeu se passe sur la grille de combat, voir le même décors inlassablement deviens très répétitif. En parlant de dialogues, arrêtons nous quelques instants sur cette partie du jeu. Puzzle Quest contient de part son côté RPG un nombre incroyable de ligne de dialogue. Pourtant, la traduction a clairement été bâclée, les phrases dépassent des emplacements, certaines d’entre elles ne veulent rien dire et les fautes sont à foison. Une erreur de réalisation qui ravivera surement d’anciens cauchemars auprès des joueurs de Final Fantasy VII et Mystic Quest pour n’en citer que deux.

   
Une seule et unique grille

Venons en au point le plus intéressant du soft, son gameplay. Puisque l’idée principale du studio australien était de mélanger deux genres totalement différents, à savoir le puzzle-game et le RPG, voyons voir comment Infinite Interactive a rendu cela possible.

Le principe est au final rudimentaire. Le soft vous demande au début d’une nouvelle partie d’incarner un héros dans une des classes de votre choix. Guerrier, druide, chevalier ou magicien sera donc l’un de vos choix disponibles afin de personnaliser un minimum votre avatar. Vous recevrez alors quelques points de compétences à distribuer dans les compétences disponibles afin d’augmenter les caractéristiques de votre personnage. Par exemple mettre un point à la compétence de « moral » revient à augmenter vos points de vies, augmenter le « combat » augmentera votre attaque et la « ruse » apporte de multiple bonus lors des combats. Ensuite après quelques dialogues avec des PNJ vous recevrez des quêtes à résoudre. Vous parcourrez alors la map d’étape en étape afin de résoudre ces quêtes. Lors de ces allées et venus vous rencontrerez des adversaires et c’est à ce moment, que s’efface légèrement le côté RPG pour mettre en avant le Puzzle-game.

 
Création de votre avatar

Lors d’un combat une petite fiche vous résume brièvement quel adversaire vous allez combattre et son équipement spécial. Puis vous vous retrouverez face au point central de ce jeu, une grille de 64 cases dans laquelle se trouve différents éléments. Ici pas de coup d’épée ou de hache à proprement parlé, le but est toujours de mettre les points de vie de votre adversaire à zéro, mais pour y parvenir il vous faudra utiliser un peu plus votre tête qu’à l’accoutumer.

En effet, à la manière d’un Bejeweled, le but ici est de créer des combinaisons de minimum trois couleurs. Ces combinaisons une fois crées viendront s’ajouter dans vos réserves de mana, vous aurez le choix entre quatre sortes de mana : bleue, rouge, jaune, verte. Ces mana vous permettront par la suite de pouvoir lancer des attaques/sortilèges contre vos adversaires, celles-ci ne pourront être utilisées que si vous possédez le nombre de points de mana suffisant pour les déclencher et pour cela la technique la plus rapide est d’essayer d’enchainer des chaînes de couleurs de façon à obtenir un maximum de points de mana dans un laps de temps très cours.

Afin d’y parvenir, le gameplay contient quelques subtilités, notamment le fait d’obtenir un tour supplémentaire chaque fois que vous combinez quatre gemmes ou plus, ou en encore faire apparaitre des gemmes « bonus » lors d’une combinaison de cinq gemmes ou plus.

Dans cette grille vous trouverez d’autres éléments à combiner tel que des tas d’or qui vous enrichiront en fonction de la combinaison réussie, des étoiles pourpres qui vous donneront de l’expérience supplémentaire et le plus important, des crânes, qui contrairement à ce que l’on pourrait penser ne vous seront pas néfastes, puisque si vous combinez un minimum de trois crânes, vous infligerez des dégâts physiques à votre adversaire.

Une fois ces petites subtilités acquises, il vous suffira d’un peu de réflexion et beaucoup de chance afin de faire pleuvoir le mana et peut-être obtenir un « Effort héroïque » vous permettant de gagner cent points d’expérience supplémentaire. Bien que les phases de combats soient au final assez rudimentaires, le titre d’Infinite Interactive s’avère diablement original et addictif dans sa pratique.

     
Étapes d’un combat

Une fois le combat terminé, que vous l’ayez gagné ou non, votre héros gagnera des points d’expérience et de l’or. Ces éléments sont d’importants éléments du gameplay puisqu’ils accentuent le côté RPG du soft. Car grâce à l’expérience gagnée vous pourrez monter le niveau de votre héros, lui faire gagner de nouveau sorts ainsi que des points de compétences à redistribuer dans les compétences choisies. D’ailleurs, ce petit élément de gameplay est très intéressant puisque, suivant la classe choisie, votre stratégie sera totalement différente lors des combats. Pour les guerriers les points de combats augmenteront votre attaque au corps à corps et vous prêterez plus attention aux crânes en jeu, tandis que pour un magicien, vous intégrerez surement les points de compétences aux maîtrises des éléments afin de gagner du beaucoup plus de mana à chaque combinaison et de pouvoir utiliser des sortilèges à outrance. Vos choix ne devront pas être fait à l’aveugle car il est bon de savoir que votre niveau n’ira pas plus loin que le niveau 50.

 
Gestion des points de compétence

Le second élément, l’or, est lui aussi très important. D’une part il vous permettra d’acheter de nombreux artefact/équipement dans les boutiques de vos villes, mais aussi de construire dans votre château, de nombreuses structures supplémentaires afin d’augmenter divers nouveaux éléments de jeu. Les écuries vous permettront de capturer des monstres pour en faire des montures et les entraînées via des combats de puzzles, la forge vous permettra, une fois le puzzle réussit, de forger de nouveaux équipements grâce aux runes trouvées un peu partout sur la map, la tour vous permettra de capturer les ennemis que vous rencontrerez trois fois de suite (un puzzle spécial vous sera demandé de réaliser) afin de pouvoir par la suite, étudier de nouveaux sortilèges (avec un puzzle à résoudre évidemment) et le temple vous permet d’augmenter vos compétences moyennant de l’argent. D’autres bâtiments et activités seront disponibles, mais tout ceci vous décrit en somme les divers éléments mis en place afin de faire cohabiter les genre RPG/Puzzle-game d’une façon plus que réussie.

     
Quelques exemples d’activités optionnelles

Les seuls petits défauts que l’on pourrait reprocher ici sont quelques petites erreurs de gameplay, notamment une IA pas spécialement forte (nous diront même assez prévisible) mais avec une « chance » abominable. Vous pouvez être sûr qu’après quelques heures de jeu, lors des combats, chaque coup de votre ennemi fera pleuvoir le mana et les tours supplémentaires à gogo tandis que vous, vous aurez du mal à sortir quelques bons coups. Les coups les plus rageant dans ce registre sont surement les coups totalement dénués de sens, sans grande importance stratégique, qui font pourtant tombé du haut de la grille des lots de gemmes de même couleurs aux endroits inattendus et favorisent les tours de jeu supplémentaire.

Dans les petites erreurs de gameplay, il est assez surprenant de s’apercevoir que les ennemis possède un niveau qui évolue en même temps que le vôtre. Du coup, faire du leveling se révèle très utile au début, mais par la suite, assez handicapant. Avec ce choix de gameplay, les ennemis basiques se retrouvent faible en attaque, mais avec des points de vie assez considérable lorsque l’on approche le milieu du jeu. Les combats que l’on ne peut pas éviter ont donc la fâcheuse tendance de s’éterniser, tandis que les boss eux, gardent leurs niveaux prévus et deviennent au final très simple. Autre petit point négatif (applicable sur cette version DS testée) la précision de la grille. Trop souvent lorsque l’on sélectionne une gemme, celle-ci se déplace seule au mauvais endroit, ou alors le soft ne sélectionne simplement pas la bonne gemme. Si cela n’arrivait que rarement cela aurait pu passer, mais ici le problème est assez récurent.

Dernier petit désagrément, les phrases vous indiquant « 4-DU-MÊME-TYPE » par exemple, mettent un long temps avant de disparaitre et perturbent la visibilité, très agaçant surtout lors de phase de contre la montre. Il est toutefois bon de dire que malgré ces points noir cela n’empêche pas le soft d’être un jeu totalement addictif une fois une partie lancée.

Venons en au sujet de la durée de vie du soft. Steve Fawkner et son équipe nous ont offert une aventure plutôt simpliste niveau scénario, mais la mise en place des divers éléments scénaristique vous tiendra une bonne trentaine d’heures de jeu en ligne droite pour en voir le bout. De plus, ce jeu contient un très grand nombre de quêtes annexes et d’activités adjacente qui demanderont aux joueurs de s’investir bien plus intensément pour finir le jeu à 100 %. Entre les sièges, les captures de monstres, la recherche de runes, l’apprentissage de nouveaux sortilèges etc… Puzzle Quest mettra à rude épreuve votre intellect pour réussir certaines de ces activités (environ 70 heures pour les 100 %). Le soft possède par ailleurs une grande rejouabilté puisque chaque classe possède ses propres compétences, il peut être donc intéressant de recommencer le jeu avec d’autres classes. Infinite Interactive a même pensé à intégrer sur cette version Nintendo DS un mode multijoueurs dans lequel deux joueurs possédant la cartouche de jeu, peuvent faire combattre leur héros afin de déterminer lequel est le plus puissant des deux.

Au final, même si le jeu comporte quand même pas mal d’allers retours dispensables, tout le reste du contenu du jeu fait que l’on y revient régulièrement.

   
Capture de monstre, apprentissage de sorts et de nombreuses quêtes annexes seront de la partie

Pour finir intéressons nous à la bande son du jeu. Les musiques de Puzzles Quest Challenge of the Warlords ont été composées par Marc Derell. Un collaborateur de longue date de Steve Fawkner puisqu’il avait déjà travaillé, entre autre, sur Warlords Battlecry III en 2004. Les musiques du soft sont très réussies et l’atmosphère dégagées par ces compositions collent parfaitement à l’univers heroic-fantasy présent dans le jeu. Les sons quant à eux sont plutôt bien choisit, bien que le soft aurait pu être un peu plus fournit sur ce point.
Toujours au sujet de la quantité, on regrettera aussi le peu de diversité dans les musiques. Deux thèmes pour les combats, un seul thème pour les villes, un seul thème pour la carte, ect., même si au final ces musiques sont très agréables à écouter, leur répétitivité ne les met pas forcement en valeur. Pour preuve, l’un des thèmes de combat qui est une musique épique et dynamique, s’avère être assez irritante au bout de quelques combats de 10 minutes…

Terminons ce petit test en résumant, le jeu d’Infinite Interactive est un très bon titre, ce mélange de RPG et de Puzzle-game est une idée très bien pensée et l’on peut sans aucun doute dire le précurseur d’un nouveau genre. Bien que quelques défauts viennent ternir ce beau tableau il faut avouer que Puzzle Quest est un jeu extrêmement addictif qui ouvrira la porte à d’autres licences dans l’avenir. (Puzzle&Dragons ?)En attendant, celui-ci vous tiendra en haleine pendant de longues après midi à chasser du zombie et autre troll sur des musiques totalement épiques !

Les points forts :
– Une réalisation visuelle très agréable
– Un savant mélange de RPG et de Puzzle Game
– Un système de jeu extrêmement addictif
– Une durée de vie et une rejouabilité au top
– Des musiques épiques
– La gestion du château et ses améliorations

Les points faibles :
– La traduction bâclée
– Les dialogues mous
– L’IA du jeu, soit trop chanceuse, soit trop nulle
– Le niveau des ennemis qui augmente en même temps que le héros et les boss à la ramasse
– La précision de la grille
– La répétitivité des musiques

Note finale du testeur : 16/20

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3 réflexions au sujet de « Puzzle Quest Challenge of the Warlords – Nintendo DS »

  1. Test très complet et intéressant à lire !

    J’ai bien accroché à ce jeu et y ai pas mal joué sur DS et y reviens encore à l’occasion même si je suis loin de l’avoir fini.

    Par contre je confirme complètement pour l’IA assez horripilante – elle joue assez mal, est complètement prévisible, mais enchaîne les « 4 du même type » du fait d’une chance complètement surnaturelle 🙂

    À noter que les auteurs ont sorti une suite spirituelle au jeu sur mobile en 2014 : Gems of War. J’en avais parlé sur mon blog à l’époque : https://16couleurs.wordpress.com/2014/12/09/jeu-gems-of-war-successeur-spirituel-de-puzzle-quest/

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