Castlevania Vampire’s Kiss – Nintendo SNES

Par Elodiebo

akumaj10

Après la sortie en 1991 de Super Castlevania 4 sur Super Nes, Konami édita un nouvel épisode sur cette même console, Vampire’s Kiss, que beaucoup espèrent comme sa digne suite.

Dracula fait encore des siennes… Ressuscité par de fous admirateurs, le célèbre comte ne pense qu’à une chose : se venger de la famille Belmont. Et quoi de mieux que de kidnapper de gentes dames, êtres chers pour Richter Belmont, afin d’attirer le descendant de la famille « Vampire Killer » dans son sombre château ?

Cours Richter, cours !
Cours Richter, cours !

Une histoire somme toute banale pour un Castlevania, avec un énième retour de notre comte adoré. Cette fois-ci, un soupçon d’héroïsme a été rajouté, puisqu’il faut sauver ces deux imprudentes qui n’ont pas su échapper à Dracula. Mais bon, on ne s’en lasse pas… Surtout quand cette histoire est magnifiquement servie avec une qualité graphique et sonore excellente.

Les ennemis se sauvent à son approche
Les ennemis se sauvent à son approche

En effet, les graphismes sont travaillés, lisses façon dessin animé, et colorés (assez rare à souligner pour un Castlevania). Beaucoup citent le premier niveau en exemple, en proie aux flammes, et donc déformé sous l’effet de la chaleur. C’est sur, ça en jette quand on commence le jeu, mais ce n’est qu’un début. Tous les niveaux classiques de cette série sont superbement représentés : le jardin, les souterrains, le hall, la tour de l’horloge.

Le salto arrière : quelle classe ce Richter !
Le salto arrière : quelle classe ce Richter !

La qualité sonore est aussi au rendez-vous, avec les musiques récurrentes de Castlevania. Même le mélange orgue-techno, assez déroutant, se montre au final plutôt agréable.

Un jeu sans défaut me direz-vous ? Raté. Très lent par nature (50 Hz oblige), notre pauvre Richter saute mal et il n’est pas très doué pour utiliser son fouet, puisqu’il ne peut le lancer qu’à l’horizontale, et il ne sait même pas jouer avec pour éviter les tirs des ennemis. En revanche, les acrobaties, il connait, puisqu’il est le premier Belmont à user du salto arrière, et à savoir sauter des escaliers sans se faire mal voire mourir !

Oulala Richter s'énerve…
Oulala Richter s’énerve…

Nous sommes donc ici en terrain connu, avec l’inaltérable fouet (non évolutif comme dans les épisodes précédents) et les armes spéciales. Mais plus question de se retrouver devant un boss en se disant « Zut, je me retrouve encore avec cette eau bénite de … ». Et oui, Vampire’s Kiss offre désormais le choix des armes face aux forces du mal en laissant quelques secondes l’arme perdue lors d’un échange… Et elles portent bien leur nom puisqu’une sorte de furie peut être déclenchée avec un certain nombre de cœurs en appuyant sur X.

Osez affronter Dracula avec l'eau bénite !
Osez affronter Dracula avec l’eau bénite !

Cette idée diminue relativement la difficulté du jeu, qui, il faut bien l’avouer, est un peu corsée… A force de refaire les niveaux parce qu’on est nul(le), on connait donc les emplacements des ennemis et des objets par cœur. Et pas question de sauvegarder, c’est un bon vieux système de password qui permet de continuer l’aventure.

Sauf que difficulté ne rime pas avec longévité… Cet épisode assez court (seulement 7 niveaux), a été rallongé par les éditeurs en faisant de Richter un sauveur de ces dames. Il suffit de se louper et de tomber d’une série de colonnes dans le niveau 3 pour oublier sa dulcinée et combattre Dracula en ayant des regrets, et donc refaire le jeu pour accomplir son destin correctement.

Le niveau fatidique où se décide le destin de Richter
Le niveau fatidique où se décide le destin de Richter

En somme, un jeu court et difficile mais vraiment superbe graphiquement. Très souvent comparé à Castlevania IV et à Dracula X sur PC Engine, il faut jouer à cet épisode en les oubliant pour le savourer pleinement.

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5 réflexions au sujet de « Castlevania Vampire’s Kiss – Nintendo SNES »

  1. Il est préférable d’y jouer en version Japonaise et 60hz donc. Le jeu échappe alors à la censure de la version Pal ainsi que sa décevante lenteur.
    Notons que ce DraculaXX se joue en avançant prudemment, et il ne sera guère indiqué d’essayer de foncer dans le tas sous peine de grosse déconvenue.
    Musicalement le niveau est très élevé, et les mélodies tiennent merveilleusement le joueur en haleine, pour affronter le magnifique et charismatique Dracula.

    Plusieurs fins disponibles et un embranchement secret. Un Mega-Hit, même si Konami aurait pu aller bien plus loin…faute de temps ou budget? Fin de vie de la snes et perspective plutôt tournée vers les 32 Bits?

    Un excellent castlevania à l’ancienne, que je conseille à ceux qui ont adoré les versions NES.

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